Mais tout ce qui est administratif en général n'est pas prêt à passer sous Linux et tant que ce ne le sera pas réellement il ne faut pas trop espérer avoir du "Linux Desktop" répandu de manière significative.
De plus, si en tant que responsable des systèmes informatiques de ma société, je m'amuse à imposer Linux sur tous les postes de travail (à supposer que le pdg me laisse faire), il va me falloir (faire) tester à mort tous les softs, beaucoup plus que les sempiternels outils Ouindose avec leurs bugs auxquels tout le monde est habitué : on ne change pas pour juste aussi bien (et surtout pas pire), mais pour mieux.
Si c'est pour avoir des applications qui se ferment (qui plantent) sans écran bleu, avec leurs données dans /dev/null, les utilisateurs vont me pendre par les c*...
Le comptable se moque de savoir que l'OS n'a pas laché quand sa matinée de boulot est partie en "Segmentation violation: core dumped" !
Il veut son Excel qui fonctionne 90% du temps, son SAGE qui fait des caprices parfois, etc.
Je me vois très bien aussi en train d'expliquer à la personne de la communication que j'ai pris la décision de remplacer Adobe Illustrator par Sketch, Adobe Photoshop par The Gimp, et ainsi de suite...
Un tout petit peu éloigné, mais pas trop, il y a aussi un problème très bête pour changer en Linux le serveur NT qui contrôle notre réseau bureautique : il est aussi serveur de licences pour quelques applications.
Par exemple SAGE (encore), Rational Rose, etc.
Ces serveurs de licences d'applications purement Ouindose (quoique je viens de voir que Rose est maintenant dispo sur Linux, mais bon) tournent sous Ouindose. Si je reformate le serveur NT et que j'y met un LFS flambant neuf avec Samba, il va quand même falloir que les serveurs de licence tournent !
C'est bête, hein ?
Qu'on ne se trompe pas, je suis un plus que fervent défenseur de Linux depuis 96 (mon manque d'objectivité face à Micro$oft m'a même été reproché à mon dernier entretien annuel :o), mais Linux n'est pas encore prêt pour le Desktop, les solutions sont trop parcellaires et il y a encore trop de sociétés majeures, quoi qu'on en dise, du monde des applications qui ne voient pas l'intérêt d'aller vers notre OS favori.
Ces sociétés préfèrent se comporter en rémora à coté du requin géant M,ドル quitte à se faire bouffer, que de s'en éloigner au risque de crever de faim.
Et si vous étiez salarié d'Adobe (ou autre), croyez vous que cela ne vous semblerait pas judicieux ?
Hein, sincérement ?
Nous vivons (et je le déplore grandement) dans une société de plus en plus dominée par des méga-corporations qui dictent leur loi, celle du plus fort.
Il y a moyen de changer cela pour l'informatique, mais comme pour tous les changements, comme pour provoquer un mouvement de foule, il faut une masse critique pour que les choses bougent vraiment.
Les choses ont déjà bougé et bougent encore du coté des serveurs, mais le desktop n'est pas encore prêt. A trop vouloir précipiter les choses, il faut faire attention à ne pas détourner des gens a priori neutres (le comptable de ma boîte veut pouvoir faire son boulot avec des outils efficaces et dans lesquels il a confiance) de notre but : proposer une alternative raisonnable à M$.
Il y a cinq ans, avoir des serveurs déployés uniquement sur du Linux aurait fait sourire quasiment tous les directeurs informatiques.
A l'heure actuelle, pour pas mal d'applications, Linux est considéré au moins comme une alternative, voire même comme un premier choix.
C'est une grande évolution.
Il faut procéder avec patience, des suites comme OpenOffice sont en passe de gagner leurs lettres de noblesse (à mon avis, elles ne pourront être totalement compétitives avec M$ Office que lorsque M$ fournira les formats de ses fichiers (vers la saint Glinglin, si la justice américaine continue d'être aussi efficace)), mais ce ne sera qu'une bataille de gagnée : la bureautique sous Linux est encore loin (attention, loin, ce peut être seulement deux ans).
Courage, on avance !
Continuons à ramer et en cadence, si certains commencent à ramer plus vite, nous allons tourner en rond ;o)
Voilà, évidemment, ceci n'est que l'opinion personnelle d'un vieux con d'informaticien, mais je la partage ;o)
[^] # Re: Et la paie/compta etc....
Posté par AlV . En réponse à la dépêche Linux en desktop, c'est possible!. Évalué à 4.
Mais tout ce qui est administratif en général n'est pas prêt à passer sous Linux et tant que ce ne le sera pas réellement il ne faut pas trop espérer avoir du "Linux Desktop" répandu de manière significative.
De plus, si en tant que responsable des systèmes informatiques de ma société, je m'amuse à imposer Linux sur tous les postes de travail (à supposer que le pdg me laisse faire), il va me falloir (faire) tester à mort tous les softs, beaucoup plus que les sempiternels outils Ouindose avec leurs bugs auxquels tout le monde est habitué : on ne change pas pour juste aussi bien (et surtout pas pire), mais pour mieux.
Si c'est pour avoir des applications qui se ferment (qui plantent) sans écran bleu, avec leurs données dans /dev/null, les utilisateurs vont me pendre par les c*...
Le comptable se moque de savoir que l'OS n'a pas laché quand sa matinée de boulot est partie en "Segmentation violation: core dumped" !
Il veut son Excel qui fonctionne 90% du temps, son SAGE qui fait des caprices parfois, etc.
Je me vois très bien aussi en train d'expliquer à la personne de la communication que j'ai pris la décision de remplacer Adobe Illustrator par Sketch, Adobe Photoshop par The Gimp, et ainsi de suite...
Un tout petit peu éloigné, mais pas trop, il y a aussi un problème très bête pour changer en Linux le serveur NT qui contrôle notre réseau bureautique : il est aussi serveur de licences pour quelques applications.
Par exemple SAGE (encore), Rational Rose, etc.
Ces serveurs de licences d'applications purement Ouindose (quoique je viens de voir que Rose est maintenant dispo sur Linux, mais bon) tournent sous Ouindose. Si je reformate le serveur NT et que j'y met un LFS flambant neuf avec Samba, il va quand même falloir que les serveurs de licence tournent !
C'est bête, hein ?
Qu'on ne se trompe pas, je suis un plus que fervent défenseur de Linux depuis 96 (mon manque d'objectivité face à Micro$oft m'a même été reproché à mon dernier entretien annuel :o), mais Linux n'est pas encore prêt pour le Desktop, les solutions sont trop parcellaires et il y a encore trop de sociétés majeures, quoi qu'on en dise, du monde des applications qui ne voient pas l'intérêt d'aller vers notre OS favori.
Ces sociétés préfèrent se comporter en rémora à coté du requin géant M,ドル quitte à se faire bouffer, que de s'en éloigner au risque de crever de faim.
Et si vous étiez salarié d'Adobe (ou autre), croyez vous que cela ne vous semblerait pas judicieux ?
Hein, sincérement ?
Nous vivons (et je le déplore grandement) dans une société de plus en plus dominée par des méga-corporations qui dictent leur loi, celle du plus fort.
Il y a moyen de changer cela pour l'informatique, mais comme pour tous les changements, comme pour provoquer un mouvement de foule, il faut une masse critique pour que les choses bougent vraiment.
Les choses ont déjà bougé et bougent encore du coté des serveurs, mais le desktop n'est pas encore prêt. A trop vouloir précipiter les choses, il faut faire attention à ne pas détourner des gens a priori neutres (le comptable de ma boîte veut pouvoir faire son boulot avec des outils efficaces et dans lesquels il a confiance) de notre but : proposer une alternative raisonnable à M$.
Il y a cinq ans, avoir des serveurs déployés uniquement sur du Linux aurait fait sourire quasiment tous les directeurs informatiques.
A l'heure actuelle, pour pas mal d'applications, Linux est considéré au moins comme une alternative, voire même comme un premier choix.
C'est une grande évolution.
Il faut procéder avec patience, des suites comme OpenOffice sont en passe de gagner leurs lettres de noblesse (à mon avis, elles ne pourront être totalement compétitives avec M$ Office que lorsque M$ fournira les formats de ses fichiers (vers la saint Glinglin, si la justice américaine continue d'être aussi efficace)), mais ce ne sera qu'une bataille de gagnée : la bureautique sous Linux est encore loin (attention, loin, ce peut être seulement deux ans).
Courage, on avance !
Continuons à ramer et en cadence, si certains commencent à ramer plus vite, nous allons tourner en rond ;o)
Voilà, évidemment, ceci n'est que l'opinion personnelle d'un vieux con d'informaticien, mais je la partage ;o)
Bonne nuit.