• [^] # Re: Financement Publique et semi publique ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Fond public, code libre. Évalué à 10.

    tout à fait d'accord.

    Dans l'ensemble, les universités cherchent de plus en plus à s'adjoindre les financements de fonds privés dans le but d'augmenter leurs moyens et donc (en théorie) la vitesse de leurs recherches. Néanmoins, tout chercheur publie normalement aussi bien ses découvertes via des thèses (consultables gratuitement) ou des publications scientifiques (type Nature). Il est pourtant relativement normal que des organismes privés qui vont orienter la recherche puisse bénéficier des retombées éventuelles de leur investissement.
    En revanche dans la mesure ou des organisation type CNRS sur des projets financés uniquement sur fond publique devrait (idéalement) deposer leurs découvertes sous un "brevet libre" (ou bien alors deposer la découverte auprès d'un organisme laissant libre de droits les résulats de la recherche publique).

    Petite anecdote qui peut expliquer certains points de blocage.
    Recemment une des mes amis est rentré au ministère des finances pour bosser sur les problématiques Linux. Je lui ai demandé pourquoi au lieu de financer des boites exterieures il ne salariait pas des équipes de R&D pour developper des softs libres.

    Sa réponses est assez intéressante. Les ministères prennent des softs proprio car en cas de pépin il peuvent juridiquement se retourner contre l'éditeur.
    Vers qui se retourner si demain un bug issu d'un soft crée par des équipes internes à l'Etat est à l'origine d'une défaillance majeure? L'Etat ne se fera pas un procès à lui même!

    Ainsi, les ministères emploient des bataillons d'ingé de SSII et de softs d'éditeurs extérieurs pour s'offrir une réassurance en cas de pépin.

    Ceci est une réelle problématique qui nécessite le soutien de softs libres par des SSII crédibles aux yeux des ministères. En cas de pépin sur un contrats de plusieurs MF, un Cap Gemini a les finances nécessaires pour se prendre une prune copieuse. Quid d'un idealx ou d'un alcôve? Or un cap gemini se fait plus de pognon en revendant une solution SAP (licence+main d'oeuvre) par rapport à un soft libre (main d'oeuvre seulement)

    La question reste ouverte...