Chouette. Un peu de théorie sur Linuxfr. Surement une perte de temps pour le logiciel libre, mais c'est du bon temps :-)
Je dois reconnaître que la distinction de nature entre musique et logiciel libre est cohérente : la musique "propriétaire" n'est pas en théorie aussi nuisible à ma liberté que le logiciel propriétaire. Bon, mais en pratique j'utilise les deux, alors...
On peut être éditeur de logiciels propriétaires ET contre les brevets logiciels.
Parmis les fans de logiciels libres, il y en a qui tolèrent le logiciel propriétaire, d'autres qui rêvent secrètement de le faire disparaître de l'univers.
On peut être fan de logiciel libre ET défendre le droit d'auteur traditionnel pour la musique et l'écriture. Mais on peut aussi rêver d'étendre le concept du Libre à tous les autres créations humaines numérisables. Pour y parvenir ces derniers, minoritaires, pensent parfois à essaimer naturellement, par contagion, en utilisant le copyleft.
En ce qui me concerne, je suis encore plus radical (et encore plus minoritaire malheureusement), et je n'hésite pas à avouer que je souhaite par tous les moyens libérer tous les champs numérisables de la créations et du savoir. Une réforme du droit d'auteur qui placerait d'office toute oeuvre diffusée sous licence libre (avec ou sans permission de modification selon les types d'oeuvres) me semble tout à fait acceptable.
Je pense que cela bénéficerait à terme à tous, permettrait de doper la croissance du réseau et des pratiques d'intelligence collective, et permettrait en particulier de rééquilébrer la donne entre le Nord et le Sud (médicaments, semences agricoles, processus industriels...).
Je ne me lasse pas d'imaginer l'immense bibliothèque universelle qui résulterait d'une telle loi, et les conséquences économiques annexes (démarchandisation de la culture, diminution du pouvoir des multinationales, etc...)
Je ne sais pas si ce projet est libertaire, communiste ou ultra-libéral, et je m'en fiche. Je sais par contre qu'il est une utopie, et que les utopies peuvent être dangereuses. Je me contenterais donc (peut-être) de demi-mesures.
Comment ne pas réaliser l'absurdité des lois actuelles de la propriété intellectuelle... avec un peu d'imagination... Je ne dénigre pas tous les arguments en faveur des protections actuelles des auteurs, producteurs, éditeurs et créateurs. Mais ils ne font pas le poids face à mon imagination sans limite :-)
Vive la mutation ! (on peut toujours rêver)
Alors certe, le mouvement des logiciels libres n'a sans doute pas besoin de s'encombrer de grandes utopies... mais j'estime mes opinions aussi respectables et cohérentes que les autres, alors j'm'exprime. Voili, voilà. Sinon j'ai pas des questions à poser à Richard Stallman, j'ai déjà mes réponses préconçues :-)
[^] # Re: Free Software vs Free World (patent pending)
Posté par Séverin Tagliante-Saracino . En réponse à la dépêche Interview de RMS. Évalué à 2.
Je dois reconnaître que la distinction de nature entre musique et logiciel libre est cohérente : la musique "propriétaire" n'est pas en théorie aussi nuisible à ma liberté que le logiciel propriétaire. Bon, mais en pratique j'utilise les deux, alors...
On peut être éditeur de logiciels propriétaires ET contre les brevets logiciels.
Parmis les fans de logiciels libres, il y en a qui tolèrent le logiciel propriétaire, d'autres qui rêvent secrètement de le faire disparaître de l'univers.
On peut être fan de logiciel libre ET défendre le droit d'auteur traditionnel pour la musique et l'écriture. Mais on peut aussi rêver d'étendre le concept du Libre à tous les autres créations humaines numérisables. Pour y parvenir ces derniers, minoritaires, pensent parfois à essaimer naturellement, par contagion, en utilisant le copyleft.
En ce qui me concerne, je suis encore plus radical (et encore plus minoritaire malheureusement), et je n'hésite pas à avouer que je souhaite par tous les moyens libérer tous les champs numérisables de la créations et du savoir. Une réforme du droit d'auteur qui placerait d'office toute oeuvre diffusée sous licence libre (avec ou sans permission de modification selon les types d'oeuvres) me semble tout à fait acceptable.
Je pense que cela bénéficerait à terme à tous, permettrait de doper la croissance du réseau et des pratiques d'intelligence collective, et permettrait en particulier de rééquilébrer la donne entre le Nord et le Sud (médicaments, semences agricoles, processus industriels...).
Je ne me lasse pas d'imaginer l'immense bibliothèque universelle qui résulterait d'une telle loi, et les conséquences économiques annexes (démarchandisation de la culture, diminution du pouvoir des multinationales, etc...)
Je ne sais pas si ce projet est libertaire, communiste ou ultra-libéral, et je m'en fiche. Je sais par contre qu'il est une utopie, et que les utopies peuvent être dangereuses. Je me contenterais donc (peut-être) de demi-mesures.
Comment ne pas réaliser l'absurdité des lois actuelles de la propriété intellectuelle... avec un peu d'imagination... Je ne dénigre pas tous les arguments en faveur des protections actuelles des auteurs, producteurs, éditeurs et créateurs. Mais ils ne font pas le poids face à mon imagination sans limite :-)
Vive la mutation ! (on peut toujours rêver)
Alors certe, le mouvement des logiciels libres n'a sans doute pas besoin de s'encombrer de grandes utopies... mais j'estime mes opinions aussi respectables et cohérentes que les autres, alors j'm'exprime. Voili, voilà. Sinon j'ai pas des questions à poser à Richard Stallman, j'ai déjà mes réponses préconçues :-)