• [^] # Re: Free Software vs Free World (patent pending)

    Posté par (Mastodon) . En réponse à la dépêche Interview de RMS. Évalué à 1.

    «ce que disais donc cette personne sur les logiciels: "ils sont immatériels, ce ne sont pas des biens". Pour parler d'une armoire ou d'une voiture, d'accord. Mais penser que chaque produit numérique comme le logiciel (donc comme la musique, un livre, une image) doit être libre, est je pense, passer outre quelquechose»

    Dans quel sens parles-tu de liberté ?

    Au sujet de la liberté de diffusion:
    la différence entre un tableau de maître et une image numérique est que celle-ci est reproductible sans surcoût et sans difficulté. Il devient donc difficile de justifier le fait d'interdir la reproduction et la diffusion de ressources (potentiellement) illimitées. On en vient à parler d'Art, ce qui est très subjectif.

    Au sujet de la liberté d'utilisation:
    L'idée est la même. On peut limiter l'accès à des ressources limitées, mais pas à quelque chose d'immatériel.

    Au sujet de la liberté de modification:
    une image ou un mp3 ressemblent assez à un logiciel compilé, il n'est pas évident d'en obtenir le "source", qui en a permi l'élaboration. L'équivalent libre serait la succession d'étapes nécessaires pour obtenir le même résultat dans Gimp (pour l'image), ou la partition (pour le son). Dans les deux cas, livrer ce "source" ne permettrait pas grand chose de plus sans "talent", comme avec un logiciel.

    Sans talent de graphisme, livrer une "recette" pour faire un logo type dans Gimp ne permettrait au mieux que de changer le texte du logo.

    Sans talent musical, livrer une partition ne permettrait que de rejouer le morceau de départ, pas d'en faire quelque chose de neuf.

    Sans "talent" de programmation, le code source d'un logiciel ne permet que de faire quelques légères adaptations. Encore que là je remplacerait talent par motivation.

    À l'opposée, si on a le talent (ou la motivation), on n'a pas besoin de ces sources pour produire quelque chose. Au contraire la lecture des sources s'apparente souvent:

    - à voir "comment il a fait lui"
    - à éviter de refaire quelque chose de fastidieux
    - à améliorer quelque chose d'existant.

    Aucun de ces points n'est condamnable en soi.