Connais-tu une seule société qui ait une seule fois adopté cette attitude ?
Très peu, mais ça ne remet pas en cause le modèle (je me placais bien dans le cadre de coopérations, ca implique de la bonne volonté). Je suis bien d'accord qu'on le rencontre peu, mais quand on parle d'un nouveau modèle, c'est bien qu'il n'était pas utilisé avant, et ce n'est pas ça qui détermine sa qualité. Amha pour ce modèle il ne faut pas des boites qui bossent exclusivement sur le projet commun, cf exemple ailleurs du noyau linux. Et comme tu l'as dit : "Quand bien même ce serait rentable, les boites n'adopteraient pas cette logique car elles sont trop étriquées". Mais ça, ce n'est plus notre problème quand on parle du modèle. Il a sa valeur, ses avantages, ses inconvénients, qu'il soit suivi ou non c'est autre chose et je ne parlais pas de ça.
La perte d'emploi n'est pas uniquement due à la factorisation du travail mais surtout au fait que le développement des logiciels libres est essentiellement bénévole.
Si le travail est bénévole, il est quand meme récupéré par les gens qui utilisent le logiciel. J'appelle aussi ça de la factorisation, mais effectivement ce n'est plus au sein de la boite, c'est global.
> > Mais on ouvre aussi des possibilités. Robotiser aussi ça fait du chômage, par rapport au travail à la chaîne. Et alors ? C'est le système qui va autour qui n'est pas bon
> Certes mais le système est constitué ni plus ni moins que des modèles économiques qu'on applique.
Héhé, exactement, je suis tout à fait d'accord ! Les modèles économiques appliqués actuellement ne sont donc pas bons. Meme s'ils sont bons pour quelques uns, ceux qui en profitent, ils sont déplorables globalement.
Croire qu'une entreprise va générer plus d'emploi parce qu'elle profite des logicielles libres, c'est un peu naïf non ?
Oui, et d'ailleurs je ne le crois pas : je le regrette. Je suis bien d'accord avec ce que tu dis sur la réalité actuelle. La libre entreprise n'est sans doute pas compatible avec les logiciels libres, puisqu'elle se base plus sur la concurrence que sur la coopération. L'obsession du profit existe, et comme tu dis il faudrait que l'argent soit correctement redistribué. J'ai l'impression que c'est de moins en moins souvent le cas.
Donc pour revenir sur la coopération, le développement de logiciels libres, amha c'est très efficace, ça donne de bons logiciels avec un minimum de travail redondant (meme s'il y en a encore beaucoup avec le libre !). Que les entreprises le refuse pour telles ou telles raisons économiques du système actuel (et que ces raisons soient valables ou non), ça sort de mon propos initial. Mais c'est surement un probleme intéressant aussi, et qui ne s'applique pas seulement au logiciel libre, mais à la coopération en général.
[^] # Re: re : modèle culturel
Posté par #3588 . En réponse à la dépêche Linux en couverture du Monde. Évalué à 2.
Très peu, mais ça ne remet pas en cause le modèle (je me placais bien dans le cadre de coopérations, ca implique de la bonne volonté). Je suis bien d'accord qu'on le rencontre peu, mais quand on parle d'un nouveau modèle, c'est bien qu'il n'était pas utilisé avant, et ce n'est pas ça qui détermine sa qualité. Amha pour ce modèle il ne faut pas des boites qui bossent exclusivement sur le projet commun, cf exemple ailleurs du noyau linux. Et comme tu l'as dit : "Quand bien même ce serait rentable, les boites n'adopteraient pas cette logique car elles sont trop étriquées". Mais ça, ce n'est plus notre problème quand on parle du modèle. Il a sa valeur, ses avantages, ses inconvénients, qu'il soit suivi ou non c'est autre chose et je ne parlais pas de ça.
La perte d'emploi n'est pas uniquement due à la factorisation du travail mais surtout au fait que le développement des logiciels libres est essentiellement bénévole.
Si le travail est bénévole, il est quand meme récupéré par les gens qui utilisent le logiciel. J'appelle aussi ça de la factorisation, mais effectivement ce n'est plus au sein de la boite, c'est global.
> > Mais on ouvre aussi des possibilités. Robotiser aussi ça fait du chômage, par rapport au travail à la chaîne. Et alors ? C'est le système qui va autour qui n'est pas bon
> Certes mais le système est constitué ni plus ni moins que des modèles économiques qu'on applique.
Héhé, exactement, je suis tout à fait d'accord ! Les modèles économiques appliqués actuellement ne sont donc pas bons. Meme s'ils sont bons pour quelques uns, ceux qui en profitent, ils sont déplorables globalement.
Croire qu'une entreprise va générer plus d'emploi parce qu'elle profite des logicielles libres, c'est un peu naïf non ?
Oui, et d'ailleurs je ne le crois pas : je le regrette. Je suis bien d'accord avec ce que tu dis sur la réalité actuelle. La libre entreprise n'est sans doute pas compatible avec les logiciels libres, puisqu'elle se base plus sur la concurrence que sur la coopération. L'obsession du profit existe, et comme tu dis il faudrait que l'argent soit correctement redistribué. J'ai l'impression que c'est de moins en moins souvent le cas.
Donc pour revenir sur la coopération, le développement de logiciels libres, amha c'est très efficace, ça donne de bons logiciels avec un minimum de travail redondant (meme s'il y en a encore beaucoup avec le libre !). Que les entreprises le refuse pour telles ou telles raisons économiques du système actuel (et que ces raisons soient valables ou non), ça sort de mon propos initial. Mais c'est surement un probleme intéressant aussi, et qui ne s'applique pas seulement au logiciel libre, mais à la coopération en général.