• [^] # Re: re : modèle culturel

    Posté par . En réponse à la dépêche Linux en couverture du Monde. Évalué à 2.

    <i>Si les sociétés voient un intérêt à mettre du monde à bosser sur un projet commun, coopératif, elles le font dans leur intérêt. Elles participent à la création de l'outil avec lequel elles feront du profit.<\i>



    Connais-tu une seule société qui ait une seule fois adopté cette attitude ?

    Pour ma part, je pense que ça doit être très rare. Mettre du monde à bosser sur un projet pour une boite de développement informatique, ça coûte chère, pour une boite d'un autre secteur, c'est tout simplement impensable. Quand bien même ce serait rentable, les boites n'adopteraient pas cette logique car elles sont trop étriquées d'esprit. Si un budget n'est pas justifié par un gain financier concret, il n'est pas débloqué.



    <i>D'autre part, le logiciel libre crée du chômage par rapport au logiciel proprio, oui, mais c'est inhérent au système. Quand on factorise le travail, on réduit les besoins en nombre de personnes.<\i>



    La perte d'emploi n'est pas uniquement due à la factorisation du travail mais surtout au fait que le développement des logiciels libres est essentiellement bénévole.



    <i>Mais on ouvre aussi des possibilités. Robotiser aussi ça fait du chômage, par rapport au travail à la chaîne. Et alors ? C'est le système qui va autour qui n'est pas bon.<\i>



    Certes mais le système est constitué ni plus ni moins que des modèles économiques qu'on applique.



    <i>Quand une entreprise a accès à un très grand nombre de logiciels libres, et pas seulement à quelques logiciels proprio hyper-chers, elle bien plus de possibilités, et pourrait fournir plus de travail.<\i>



    Croire qu'une entreprise va générer plus d'emploi parce qu'elle profite des logicielles libres, c'est un peu naïf non ? Le but des entreprises, c'est de produire toujours plus à moindre coût, c'est-à-dire avec le moins de salarié possible (d'où la robotisation et l'informatisation (qui n'est après tout que la robotisation du secteur secondaire)). Ca ne me dérange pas tellement qu'un logiciel soit hyper-chers ( et encore, ça reste à prouver) si cet argent est redistribué dans le système économique par le biais de salaires, au contraire.

    Comme tu dis, c'est un problème économiquo-politique, la libre entreprise est-elle compatible avec la philosophie des logiciels libres ? « mais on sort du domaine dans lequel on était » quoique...