WinXP et autres blagues n'ont pas besoin de linuxfr pour annoncer leur sortie.
Puisqu'on parle de cinéma, je signale au passage :
« En proclamant "la fin de l'exception culturelle française", le PDG de Vivendi Universal Jean-Marie Messier, a affolé le cinéma hexagonal, très dépendant de Canal+ pour son financement, au moment même où l'atypique "Fabuleux destin d'Amélie Poulain" triomphe outre-Atlantique.
M. Messier, qui vante les vertus de la "diversité culturelle", a qualifié lundi les inquiétudes sur une "américanisation" du cinéma français "d'archaïsme franco-français", alors qu'il célébrait la naissance d'un "major" américain, sa filiale Vivendi Universal Entertainement qui réunit Universal Studios Group et les activités divertissement de USA Networks.
La ministre de la Culture et de la Communication Catherine Tasca s'est dite "scandalisée" par les propos de M. Messier, dans un entretien que France Inter devait diffuser mardi soir.
"L'idée de l'exception culturelle ce n'est pas une idée archaïque, c'est encore moins une idée franchouillarde, je crois que c'est une idée d'avenir, parce que si le monde de demain, c'est un monde où les grands groupes possesseurs des médias, de bien d'autres richesses, sont seuls à déterminer les frontières et la liberté de nos créations, ce sera un monde où peu de peuples se reconnaîtront", a déclaré Mme Tasca.
Claudie Ossard, productrice du "Fabuleux destin d'Amélie Poulain", estime que "c'est dramatique d'annoncer une chose pareille, c'est suicidaire, au moment où le cinéma français se porte bien grâce" à ce système.
"Je n'aurais jamais fait mes films sans le système français, que ce soit Delicatessen, ou Arizona Dream qui a été fait grâce à Canal+. C'est tout le système qui fait qu'à un moment la diversité des sources de financement permet d'arriver à créer un cinéma nouveau qui donne ses fruits aujourd'hui", a expliqué Mme Ossard.
Même inquiétude à l'ARP, la société civile des Auteurs, réalisateurs et producteurs. "Messier a un nouveau maître, la bourse de New York. Il poursuit, comme il fallait s'y attendre, l'américanisation de son groupe à marche forcée". "Il s'agit bien désormais d'un groupe américain avec un pied en Europe", a estimé Pascal Rogard, délégué général de l'ARP.
Selon lui, M. Messier "crache à la figure des professionnels du cinéma et des politiques français". L'ARP rappelle dans un communiqué que "l'exception culturelle n'est pas française" mais le fruit de négociations internationales, et que "son devenir n'est en aucun cas entre les mains du PDG d'une multinationale".
"Les propos de Messier ne sont pas surprenants mais scandaleux, car c'est grâce à Canal+ et à cette exception culturelle qu'il a pu mener son aventure de conquête de l'Amérique", estime de son côté Marin Karmitz, producteur et distributeur de films et exploitant des salles de cinéma MK2.
"Aujourd'hui, les Américains ont pris de fait ce que la France avait de plus étonnant et de plus original: un groupe européen moderne et vivant partenaire du cinéma (Canal+). Dans le contexte actuel, il ne resterait plus qu'à revendre Canal+ à des groupes français", ajoute-il.
"Moi qui pensais naïvement que l'absorption de USA Networks était justement un cheval de Troie engagé dans le territoire américain...", ironise le producteur Frédéric Bourboulon (Little Bear, société qui produit les films de Bertrand Tavernier). » http://actu.dna.fr/011219072305.uq409mo6.html(...)
[^] # boh
Posté par Anonyme . En réponse à la dépêche The Lord of the Rings. Évalué à 10.
Puisqu'on parle de cinéma, je signale au passage :
« En proclamant "la fin de l'exception culturelle française", le PDG de Vivendi Universal Jean-Marie Messier, a affolé le cinéma hexagonal, très dépendant de Canal+ pour son financement, au moment même où l'atypique "Fabuleux destin d'Amélie Poulain" triomphe outre-Atlantique.
M. Messier, qui vante les vertus de la "diversité culturelle", a qualifié lundi les inquiétudes sur une "américanisation" du cinéma français "d'archaïsme franco-français", alors qu'il célébrait la naissance d'un "major" américain, sa filiale Vivendi Universal Entertainement qui réunit Universal Studios Group et les activités divertissement de USA Networks.
La ministre de la Culture et de la Communication Catherine Tasca s'est dite "scandalisée" par les propos de M. Messier, dans un entretien que France Inter devait diffuser mardi soir.
"L'idée de l'exception culturelle ce n'est pas une idée archaïque, c'est encore moins une idée franchouillarde, je crois que c'est une idée d'avenir, parce que si le monde de demain, c'est un monde où les grands groupes possesseurs des médias, de bien d'autres richesses, sont seuls à déterminer les frontières et la liberté de nos créations, ce sera un monde où peu de peuples se reconnaîtront", a déclaré Mme Tasca.
Claudie Ossard, productrice du "Fabuleux destin d'Amélie Poulain", estime que "c'est dramatique d'annoncer une chose pareille, c'est suicidaire, au moment où le cinéma français se porte bien grâce" à ce système.
"Je n'aurais jamais fait mes films sans le système français, que ce soit Delicatessen, ou Arizona Dream qui a été fait grâce à Canal+. C'est tout le système qui fait qu'à un moment la diversité des sources de financement permet d'arriver à créer un cinéma nouveau qui donne ses fruits aujourd'hui", a expliqué Mme Ossard.
Même inquiétude à l'ARP, la société civile des Auteurs, réalisateurs et producteurs. "Messier a un nouveau maître, la bourse de New York. Il poursuit, comme il fallait s'y attendre, l'américanisation de son groupe à marche forcée". "Il s'agit bien désormais d'un groupe américain avec un pied en Europe", a estimé Pascal Rogard, délégué général de l'ARP.
Selon lui, M. Messier "crache à la figure des professionnels du cinéma et des politiques français". L'ARP rappelle dans un communiqué que "l'exception culturelle n'est pas française" mais le fruit de négociations internationales, et que "son devenir n'est en aucun cas entre les mains du PDG d'une multinationale".
"Les propos de Messier ne sont pas surprenants mais scandaleux, car c'est grâce à Canal+ et à cette exception culturelle qu'il a pu mener son aventure de conquête de l'Amérique", estime de son côté Marin Karmitz, producteur et distributeur de films et exploitant des salles de cinéma MK2.
"Aujourd'hui, les Américains ont pris de fait ce que la France avait de plus étonnant et de plus original: un groupe européen moderne et vivant partenaire du cinéma (Canal+). Dans le contexte actuel, il ne resterait plus qu'à revendre Canal+ à des groupes français", ajoute-il.
"Moi qui pensais naïvement que l'absorption de USA Networks était justement un cheval de Troie engagé dans le territoire américain...", ironise le producteur Frédéric Bourboulon (Little Bear, société qui produit les films de Bertrand Tavernier). »
http://actu.dna.fr/011219072305.uq409mo6.html(...)
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http://actu.dna.fr/011219072119.e17m9txb.html(...)