Cà, c'est vrai que c'est le sujet qui fâche. Les derniers environnements de bureau (dès lors que l'on quitte le simple Window Manager) sont intolérablements lents et gourmands en ressources.
Pour le démarrage de Linux, le principal souci est l'initialisation de type SysV, qui est très efficace en elle-même, mais qui n'a jamais été conçue pour des cycles fréquents de démarrage/redémarrage. Un mainframe, c'est robuste en principe ! :-)
On a beau dire que ce n'est pas si important, qu'en optimisant par ci par là on peut grappiller quelques cycles, il est de fait que si Windows se comportait encore de cette manière aujourd'hui, on serait les premiers à conspuer ce système. Et pourtant, ce n'est pas cela qui me fera changer d'OS, ni remettre en cause le travail produit par l'équipe de développement de chacun de ces environnement. Mais il reste toujours deux choses qui me dérangent :
- Il faut arrêter de penser que les ressources système sont illimitées, et qu'un environnement logiciel peut se permettre d'être conçu uniquement pour les derniers modèles de machines. Et même si les ressources sont vastes, elles doivent profiter à l'utilisateur, et pas à un programmeur fainéant. Moi-même, j'écris ce message depuis un PII à 350Mhz. Je fonctionne sous WindowMaker, mais j'utilise des applications utilisant des composants de KDE, à savoir Kmail, et KDM pour la session de démarrage. Si ouvrir un terminal fonctionne bien, KMail met au minimum 30 secondes à démarrer, et KDM pas loin de 20 (pour afficher la liste des utilisateurs !). Le préchargement de l'infrastructure KDE ne suffit pas à expliquer les délais de démarrage de plusieurs applications. Au passage, avec 320Mo de RAM, la machine ne swappe pas du tout.
- Tout ceci est encore acceptable lorsque que l'on travaille seul sur une machine, mais là où je travaille, nous utilisons des serveurs sous Linux auxquels les utilisateurs accèdent en utilisant des thin clients. Et là, ce qui était gênant en mono-utilisateur devient un problème dès que l'on dépasse deux ou trois connectés. Si le noyau isole toujours les processus les uns des autres, une surcharge même minime du système peut provoquer le crash d'un des nombreux daemons de l'environnement, et donc perturber l'ensemble des utilisateurs (ce qui ne serait un moindre mal s'il suffisait de le relancer à l'aide d'une commande SysV, par exemple).
Je ne m'attends pas à pouvoir jouer à Quake III sur mon PII bien sûr, mais je souhaite tout de même que les fonctionnalités de base (gérer les fenêtres par exemple) qui fonctionnaient très bien jusqu'à présent continuent à le faire et avec la même efficacité. Pourtant, je ne peux pas faire fonctionner Chromium correctement ma machine, même avec une Voodoo Banshee, alors que « Terminus » par exemple, lui, a toujours fonctionné sans ralentir une seule fois !
# Heavy distro.
Posté par Obsidian . En réponse au message Conclusion d'une migration !. Évalué à 6.
Pour le démarrage de Linux, le principal souci est l'initialisation de type SysV, qui est très efficace en elle-même, mais qui n'a jamais été conçue pour des cycles fréquents de démarrage/redémarrage. Un mainframe, c'est robuste en principe ! :-)
On a beau dire que ce n'est pas si important, qu'en optimisant par ci par là on peut grappiller quelques cycles, il est de fait que si Windows se comportait encore de cette manière aujourd'hui, on serait les premiers à conspuer ce système. Et pourtant, ce n'est pas cela qui me fera changer d'OS, ni remettre en cause le travail produit par l'équipe de développement de chacun de ces environnement. Mais il reste toujours deux choses qui me dérangent :
- Il faut arrêter de penser que les ressources système sont illimitées, et qu'un environnement logiciel peut se permettre d'être conçu uniquement pour les derniers modèles de machines. Et même si les ressources sont vastes, elles doivent profiter à l'utilisateur, et pas à un programmeur fainéant. Moi-même, j'écris ce message depuis un PII à 350Mhz. Je fonctionne sous WindowMaker, mais j'utilise des applications utilisant des composants de KDE, à savoir Kmail, et KDM pour la session de démarrage. Si ouvrir un terminal fonctionne bien, KMail met au minimum 30 secondes à démarrer, et KDM pas loin de 20 (pour afficher la liste des utilisateurs !). Le préchargement de l'infrastructure KDE ne suffit pas à expliquer les délais de démarrage de plusieurs applications. Au passage, avec 320Mo de RAM, la machine ne swappe pas du tout.
- Tout ceci est encore acceptable lorsque que l'on travaille seul sur une machine, mais là où je travaille, nous utilisons des serveurs sous Linux auxquels les utilisateurs accèdent en utilisant des thin clients. Et là, ce qui était gênant en mono-utilisateur devient un problème dès que l'on dépasse deux ou trois connectés. Si le noyau isole toujours les processus les uns des autres, une surcharge même minime du système peut provoquer le crash d'un des nombreux daemons de l'environnement, et donc perturber l'ensemble des utilisateurs (ce qui ne serait un moindre mal s'il suffisait de le relancer à l'aide d'une commande SysV, par exemple).
Je ne m'attends pas à pouvoir jouer à Quake III sur mon PII bien sûr, mais je souhaite tout de même que les fonctionnalités de base (gérer les fenêtres par exemple) qui fonctionnaient très bien jusqu'à présent continuent à le faire et avec la même efficacité. Pourtant, je ne peux pas faire fonctionner Chromium correctement ma machine, même avec une Voodoo Banshee, alors que « Terminus » par exemple, lui, a toujours fonctionné sans ralentir une seule fois !