• [^] # Re: Les qualités du langage Ada

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Conclusion du premier concours logiciel libre d'Ada-France. Évalué à 10.

    De toutes façons, que les appli. tournant sur Ariane 5 aient été écrites en Ada, en C, en Smalltalk, en visual basic ou en COBOL n'aurait strictement rien changé. Ariane 5 s'est plantée à cause d'une histoire bête d'économies d'argent, tout ça parce qu'ils ont voulu éviter une intégration globale des composants. Du coup ils ne sont pas rendus compte d'un overflow dans un calcul flottant ...

    Ada est pénible à écrire ... pour une personne qui vient du monde C/C++. Programmer en Ada, c'est d'abord adopter une philosophie différente de développement (en particulier blinder certaines composants pour éviter que les développeurs fassent des appels foireux). Il n'empêche que le cycle de développement en Ada change radicalement du cycle de développement en C/C++, pour ne citer qu'eux. On n'est plus dans les cycles compilation/run/segmentation fault/gdb/patch/compilation/run/segmentation fault... tout simplement parce que 80% des segmentation fault générées par du code C sont capturées en Ada directement à la compilation, et on a un traceback au moindre plantage d'une appli (un peu à la manière de Java, au moins on sait où ça a pété sans avoir à lancer gdb)