• # Pas d'accord...

    Posté par . En réponse au journal You don’t have your tools — you don’t have anything. Évalué à 10.

    Sauf que, justement, ce qu'a montré la révolution égyptienne, c'est qu'il est pratiquement impossible de rendre ces outils inopérants.

    Malgré les moyens extrêmes mis en œuvre par le gouvernement égyptien pour empêcher l’accès au réseau, celui-ci à continué à se faire. Le hashtag #Jan25 était particulièrement actif sur Twitter, et fournissait en temps réel un flot d'informations sur ce qui se passait. Des moyens alternatifs se sont «naturellement» mis en place, depuis l'utilisation de ce qui restait du réseau mobile, jusqu'au RTC sur des lignes internationales. Le flux a été ralenti, jamais stoppé.

    Ensuite, il est évident que le rôle de facebook et de twitter a été largement exagéré dans les médias occidentaux, prompts comme souvent à verser dans la caricature et le «simplisme». Ces deux outils ont fourni un appui décisif, et ont rendu possible le caractère instantané de la prise de conscience mondiale de ce qu'il se passait. Mais je suis persuadé que la révolution se serait faite même s'ils n'avaient pas existé, et je suis persuadé aussi qu'il ne viendrait pas à l'idée aux égyptiens de parler de «révolution facebook».

    Pour moi, l'une des conclusions positives de la révolution égyptienne (en dehors de ceux plus évidents et plus essentiels), est que l'on est arrivé à un point où l'accès au réseau ne peut plus être complètement coupé par un gouvernement.