« N'importe quel ancien fumeur pourrait te dire ce que je viens de dire que tu trouveras quand même une excuse (n'importe laquelle, quand on veut excuser, on trouve toujours) pour dire que c'est différent. »
Certaines personnes ont plus de « facilité » à être accro que d'autres. Je n'ai jamais fumé comme un pompier, mais j'ai été fumeur régulier (et pendant les périodes de stress, oui, le paquet ou demi-paquet par jour, c'était pas rare). La différence avec beaucoup de gens que je connais et qui n'arrivent pas à arrêter c'est que j'ai commencé la clope très tard (~ 18 ans), que j'avais peu de fric donc je n'achetais pas tant de clopes que ça (j'achetais autre chose), et donc je n'ai jamais été « exposé » suffisamment longtemps pour devenir physiquement dépendant.
À côté de ça, j'ai mon meilleur ami qui a trouvé un moyen radical d'arrêter de fumer (et lui par contre, quasiment le jour où il a commencé à fumer, c'était le paquet ou les deux paquets/jour direct) : il a choppé une forme très rare d'hépatite A pendant un voyage à l'étranger, le truc qui a 1,5% de chance de nous tomber sur le coin de la gueule (et 33% de chances d'y rester si on choppe la maladie quand même). Son foie ayant été gravement atteint, et ayant gardé la chambre plusieurs semaines, il a été contraint d'arrêter de fumer. De nos jours, ce qui fait qu'il ne boit ni ne fume plus, ce n'est pas parce qu'il a « la volonté » d'arrêter, c'est juste que son foie n'est toujours pas assez fort pour compenser le mal fait par tabac et alcool.
Autre exemple : un ami a arrêté de fumer il y a quelques années (lui et sa copine à l'époque avaient arrêté ensemble). Il casse avec sa copine → il se remet à fumer comme un pompier (comme avant en fait). Il est recasé avec une autre copine qui fume encore plus que lui : ils arrêtent ensemble (et elle souffre grave, car ce n'est pas que physique, c'est aussi psychologique).
Mon père a arrêté de fumer il y a bientôt 30 ans (il approche des 80). Il rêve encore qu'il fume une clope de temps en temps.
Mais à part ça, c'est qu'une question de volonté. C'est comme les régimes, c'est qu'une question de volonté (et pourtant, économiquement parlant, ça se tient de faire un régime : la première cause d'obésité est tout de même la quantité de bouffe ingurgitée, avant même de parler de la qualité). Oui mais en fait non, n'importe quel psychiatre/psychologue te dira que faire un régime, c'est accepter de mourir un peu (parce que physiquement ton corps n'est pas d'accord, et psychologiquement tu te prives).
Bref, tout n'est « que » question de volonté, certes. D'ailleurs, la souffrance c'est qu'une question de volonté. N'importe qui ayant assez de volonté pourrait avoir un seuil de tolérance à la souffrance bien plus grand, mais presque personne ne fait l'effort. C'est pour ça que nous ne sommes pas tous des maîtres Yogi.
... Ou alors, ceux qui réussissent à arrêter de fumer/faire un vrai régime qui dure/marcher sur des clous ont quelque chose qui leur permet de renforcer ladite volonté (pas envie de mourir à 40 ans en laissant ses gamins dans la merde pour un obèse, garantie du médecin que si on continue à fumer comme ça, dans un an on va laisser une veuve derrière soi pour un fumeur, etc.).
Il n'y a pas que la volonté, il y a un état d'esprit à avoir, et certains sont « câblés avec », alors que d'autres doivent être guidés/aidés pour l'obtenir.
[^] # Re: ...
Posté par lasher . En réponse au journal Free réinvente le « double play » et casse le tarif unique. Évalué à 4.
Certaines personnes ont plus de « facilité » à être accro que d'autres. Je n'ai jamais fumé comme un pompier, mais j'ai été fumeur régulier (et pendant les périodes de stress, oui, le paquet ou demi-paquet par jour, c'était pas rare). La différence avec beaucoup de gens que je connais et qui n'arrivent pas à arrêter c'est que j'ai commencé la clope très tard (~ 18 ans), que j'avais peu de fric donc je n'achetais pas tant de clopes que ça (j'achetais autre chose), et donc je n'ai jamais été « exposé » suffisamment longtemps pour devenir physiquement dépendant.
À côté de ça, j'ai mon meilleur ami qui a trouvé un moyen radical d'arrêter de fumer (et lui par contre, quasiment le jour où il a commencé à fumer, c'était le paquet ou les deux paquets/jour direct) : il a choppé une forme très rare d'hépatite A pendant un voyage à l'étranger, le truc qui a 1,5% de chance de nous tomber sur le coin de la gueule (et 33% de chances d'y rester si on choppe la maladie quand même). Son foie ayant été gravement atteint, et ayant gardé la chambre plusieurs semaines, il a été contraint d'arrêter de fumer. De nos jours, ce qui fait qu'il ne boit ni ne fume plus, ce n'est pas parce qu'il a « la volonté » d'arrêter, c'est juste que son foie n'est toujours pas assez fort pour compenser le mal fait par tabac et alcool.
Autre exemple : un ami a arrêté de fumer il y a quelques années (lui et sa copine à l'époque avaient arrêté ensemble). Il casse avec sa copine → il se remet à fumer comme un pompier (comme avant en fait). Il est recasé avec une autre copine qui fume encore plus que lui : ils arrêtent ensemble (et elle souffre grave, car ce n'est pas que physique, c'est aussi psychologique).
Mon père a arrêté de fumer il y a bientôt 30 ans (il approche des 80). Il rêve encore qu'il fume une clope de temps en temps.
Mais à part ça, c'est qu'une question de volonté. C'est comme les régimes, c'est qu'une question de volonté (et pourtant, économiquement parlant, ça se tient de faire un régime : la première cause d'obésité est tout de même la quantité de bouffe ingurgitée, avant même de parler de la qualité). Oui mais en fait non, n'importe quel psychiatre/psychologue te dira que faire un régime, c'est accepter de mourir un peu (parce que physiquement ton corps n'est pas d'accord, et psychologiquement tu te prives).
Bref, tout n'est « que » question de volonté, certes. D'ailleurs, la souffrance c'est qu'une question de volonté. N'importe qui ayant assez de volonté pourrait avoir un seuil de tolérance à la souffrance bien plus grand, mais presque personne ne fait l'effort. C'est pour ça que nous ne sommes pas tous des maîtres Yogi.
... Ou alors, ceux qui réussissent à arrêter de fumer/faire un vrai régime qui dure/marcher sur des clous ont quelque chose qui leur permet de renforcer ladite volonté (pas envie de mourir à 40 ans en laissant ses gamins dans la merde pour un obèse, garantie du médecin que si on continue à fumer comme ça, dans un an on va laisser une veuve derrière soi pour un fumeur, etc.).
Il n'y a pas que la volonté, il y a un état d'esprit à avoir, et certains sont « câblés avec », alors que d'autres doivent être guidés/aidés pour l'obtenir.