Je pense également que les technologies libres existent pour faire un Skype libre. Le problème est celui de l'intégration de ces technologies pour en faire un outil au moins équivalent de Skype.
Si le libre veut jouer dans la cours des grands logiciels, il doit faire mieux que les logiciels propriétaires. Si Firefox a réussi sans grand investissement en communication et en publicité, c'est bien que parce qu'il était très distinctement supérieur à IE.
Voici - à mon humble avis - les spécifications pour un Skype libre :
- NAT traversal : le logiciel doit se débrouiller pour passer tous les obstacles réseaux possibles et imaginables. Cela pourra se faire à l'aide de scénarios implémentables.
- Zero configuration : le logiciel doit fonctionner out of the box sans aucune intervention de l'utilisateur. Par exemple, s'il ne trouve pas de configuration proxy, eh bien le logiciel doit fouiller dans les fichiers de configuration des autres logiciels qui ont accès au réseau. On installe, on lance, on utilise.
- Chiffrement fort des communications : le logiciel doit s'assurer que les communications ne pourront en aucun cas être interceptées.
- Performances : le logiciel doit assurer une qualité minimale des communications, c'est-à-dire que le son, au moins, sera correct et marchera bien pour 99% de la population visée et à 99% du temps d'utilisation.
- Interface intuitive : le logiciel ne devrait en théorie nécessiter aucune formation. C'est là qu'il y a des choses à améliorer par rapport à Skype.
- Esthétique : le logiciel doit être beau (pour l'instant, les interfaces de Empathy, Gaim & co; laissent à désirer)
Pour la partie qui intéresse les libristes et les techniciens :
- personnalisation poussée : le logiciel doit permettre de configurer tous les aspects techniques de l'établissement de la connexion aux codecs utilisés en passant par les méthodes de chiffrement s'il y a lieu et le mode de fonctionnement (centralisé/distribué, P2P/F2F, serveur personnel, etc.). Le logiciel doit également permettre de modifier son propre comportement via, par exemple, l'utilisation de scripts ou de bibliothèques d'extension.
- transparence totale : le logiciel doit informer l'utilisateur - via des logs - de toutes les actions qu'il prend et de tous les événements qui en découlent de manière très détaillée. Par exemple : s'il doit farfouiller dans des fichiers qui ne sont pas les siens, il doit le mentionner.
- industrialisation du déploiement : le logiciel doit pouvoir être pré-configuré et déployé de manière simple et rapide. Il pourrait ainsi intéresser les entreprises.
Maintenant, il faut trouver des développeurs et des designers motivés. L'utilisateur n'a pas à être motivé, il doit être séduit, il doit utiliser le logiciel de lui-même. Tout le problème est justement de trouver ces développeurs et ces designers. Vu l'ampleur de la tâche, il faudra probablement les payer pour ça.
# Le mieux est l'ami du libre
Posté par marahi . En réponse au journal Pourquoi n'existe-il pas de Skype libre ?. Évalué à 7.
Si le libre veut jouer dans la cours des grands logiciels, il doit faire mieux que les logiciels propriétaires. Si Firefox a réussi sans grand investissement en communication et en publicité, c'est bien que parce qu'il était très distinctement supérieur à IE.
Voici - à mon humble avis - les spécifications pour un Skype libre :
- NAT traversal : le logiciel doit se débrouiller pour passer tous les obstacles réseaux possibles et imaginables. Cela pourra se faire à l'aide de scénarios implémentables.
- Zero configuration : le logiciel doit fonctionner out of the box sans aucune intervention de l'utilisateur. Par exemple, s'il ne trouve pas de configuration proxy, eh bien le logiciel doit fouiller dans les fichiers de configuration des autres logiciels qui ont accès au réseau. On installe, on lance, on utilise.
- Chiffrement fort des communications : le logiciel doit s'assurer que les communications ne pourront en aucun cas être interceptées.
- Performances : le logiciel doit assurer une qualité minimale des communications, c'est-à-dire que le son, au moins, sera correct et marchera bien pour 99% de la population visée et à 99% du temps d'utilisation.
- Interface intuitive : le logiciel ne devrait en théorie nécessiter aucune formation. C'est là qu'il y a des choses à améliorer par rapport à Skype.
- Esthétique : le logiciel doit être beau (pour l'instant, les interfaces de Empathy, Gaim & co; laissent à désirer)
Pour la partie qui intéresse les libristes et les techniciens :
- personnalisation poussée : le logiciel doit permettre de configurer tous les aspects techniques de l'établissement de la connexion aux codecs utilisés en passant par les méthodes de chiffrement s'il y a lieu et le mode de fonctionnement (centralisé/distribué, P2P/F2F, serveur personnel, etc.). Le logiciel doit également permettre de modifier son propre comportement via, par exemple, l'utilisation de scripts ou de bibliothèques d'extension.
- transparence totale : le logiciel doit informer l'utilisateur - via des logs - de toutes les actions qu'il prend et de tous les événements qui en découlent de manière très détaillée. Par exemple : s'il doit farfouiller dans des fichiers qui ne sont pas les siens, il doit le mentionner.
- industrialisation du déploiement : le logiciel doit pouvoir être pré-configuré et déployé de manière simple et rapide. Il pourrait ainsi intéresser les entreprises.
Maintenant, il faut trouver des développeurs et des designers motivés. L'utilisateur n'a pas à être motivé, il doit être séduit, il doit utiliser le logiciel de lui-même. Tout le problème est justement de trouver ces développeurs et ces designers. Vu l'ampleur de la tâche, il faudra probablement les payer pour ça.