• [^] # Re: Restons crédibles

    Posté par . En réponse au journal Des oranges à Assange. Évalué à 4.

    Il me semble qu'un viol laisse des marques physiques
    Dans le cas de l'accusation qui est formulée contre Assange (pratique non consentie dans le cadre d'une relation consentie), ça m'étonnerait que les marques physiques soient différentes de celles laissées par une relation totalement consentie.

    mais non différentiables d'un acte violent de type rapport sado-maso
    Sans entrer dans les détails (je ne suis absolument pas médecin), un rapport violent mais consenti, dans une relation sado-maso, en provoquant le désir chez la partenaire, laissera des marques physiques bien différentes de celles d'un viol. Question de lubrification et de décontraction (tu veux un dessin?).

    De plus, dans le cas d'un rapport non désiré physiquement, mais pour lequel la victime exprime verbalement un accord (autrement dit, se force), le corps ne doit pas voir une grande différence: pour lui, c'est "non". Mais on ne va pas reprocher à un mec de coucher avec une femme qui dit explicitement "oui" même si son corps dit "non"! On est là dans le cas limite où, si on n'était pas planqué sous le lit, rien ne permet de trancher: la femme ne veut pas, elle dit pourtant oui (sans qu'il y ait eu menace ou contrainte), l'acte est consommé, elle regrette, porte plainte pour viol.
    À ce moment la question, pour la justice, est de savoir si elle a exprimé son consentement ou son refus, chose impossible à savoir, et pourtant nécessaire pour faire la différence entre un mauvais moment consenti (une erreur), et un rapport contraint (un viol).

    C'est également pourquoi on applique une certaine forme de "présomption de culpabilité" dans ces cas là, pour les affaires sexuelles anormales.
    C'est ce qui me dérange: on considère par défaut qu'une relation sexuelle est une agression, comme des coups et blessures, et que c'est à l' "agresseur" de démontrer que sa victime à consenti à se faire pénétrer ou frapper. Merde, le sexe c'est quand même censé être quelque chose de naturel, sain, positif, quelque chose de bien. Lui donner un statut par défaut de "agression sauf preuve du contraire" est franchement déprimant.

    Et ça vient d'où cette idée d' "affaire sexuelle anormale"? C'est par rapport aux normes mises en place par la société? Je trouve le concept terriblement dangereux, on en reviendrait à légitimer le viol entre époux avec une expression pareille: ho, le mari baise sa femme, c'est une affaire sexuelle parfaitement normale..

    THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.