Ceux qui sont des informateurs ne sont que les messagers. Ça fait depuis un bon moment que les messagers ne sont pas censés être zigouillés pour rien. Révéler leur identité revient à mettre une cible sur leur tête. C'est d'ailleurs pour cela que l'on permet aux journalistes de ne pas révéler leurs sources.
Pas d'accord. Il y a une différence entre confier une information à un journaliste afin qu'elle soit rendue publique, accessible au monde entier (et là, effectivement, le rôle du journaliste et de sa source sont d'être des messagers), et confier de façon exclusive une information à un des camps d'un conflit.
Dans le deuxième cas il s'agit d'un acte de guerre, pas de journalisme.
Et faire le tri entre les cables, pour décider de ceux qui seront publiés, de ceux qui seront censurés, de ceux qui ne seront pas publiés, est également une façon de prendre parti. Wikileaks est finalement plus proche de la guerre que du journalisme, en décidant de balancer les informations selon les conséquences qu'elles ont pour tel ou tel camp, telle ou telle personne. Ils ne roulent certainement pas pour un pays ou une alliance en particulier, mais implicitement la morale personnelle des journalistes qui font ce tri détermine une ligne de front dans la guerre de l'information, avec ceux qui sont protégés d'un côté et ceux qui sont menacés de l'autre.
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.
[^] # Re: tir de barrage
Posté par Grunt . En réponse au journal Quelques questions à propos de l'affaire wikileaks.... Évalué à 3.
Pas d'accord. Il y a une différence entre confier une information à un journaliste afin qu'elle soit rendue publique, accessible au monde entier (et là, effectivement, le rôle du journaliste et de sa source sont d'être des messagers), et confier de façon exclusive une information à un des camps d'un conflit.
Dans le deuxième cas il s'agit d'un acte de guerre, pas de journalisme.
Et faire le tri entre les cables, pour décider de ceux qui seront publiés, de ceux qui seront censurés, de ceux qui ne seront pas publiés, est également une façon de prendre parti. Wikileaks est finalement plus proche de la guerre que du journalisme, en décidant de balancer les informations selon les conséquences qu'elles ont pour tel ou tel camp, telle ou telle personne. Ils ne roulent certainement pas pour un pays ou une alliance en particulier, mais implicitement la morale personnelle des journalistes qui font ce tri détermine une ligne de front dans la guerre de l'information, avec ceux qui sont protégés d'un côté et ceux qui sont menacés de l'autre.
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.