> Les déficit publics ce ne sont pas que pour les "protections sociales", c'est aussi
Tu as entièrement raison, mais :
- je n’ai pas réussi à trouver l’évolution des dépenses sociales. Je ne l’ai pas trouvé sur le site de l’INSEE. Et de toute façon, une bonne partie est masquée dans le poste de dépense « collectivités territoriales », qui nécessite un travail de fourmi pour être décortiqué,
- le déficit public est passé de 2% du PIB en 1978 à 60% en 2007 (j’ai ignoré l’après-2007 pour ne pas prendre en compte l’effet de la crise — plan de relance et renflouement des banques). Alors que le PIB a augmenté en parallèle. Alors permet moi d’être sceptique sur l’affirmation selon laquelle le moindre poste de dépense a diminué dans l’absolu (même en prenant en compte l’augmentation de la population et l’inflation).
Ou alors il faudra m’expliquer comment il se fait que l’on ait pas 5 policiers par habitants, la première armée du monde qui surpasse toutes les autres réunies, et des tribunaux tellement efficaces qu’ils jugent les affaires avant qu’elles leur soient présentées.
> les soutiens à l'économie au travers d'investissements
Ben ça fait partie des protections sociales : pour empêcher la perte d’emploi, on finance des entreprises qui auraient coulé sinon.
> de renflouements des banques
C’est ponctuel ça, ça n’explique pas l’augmentation chronique des déficits.
> cout de fonctionnement pour les services régaliens
Tu veux que je te rappelle le budget de la justice ? Tu tiens tant que ça à ruiner la soirée de Maître Éolas (s’il nous lit) ? :)
> Je me souviens d'un passage d'un certain Moonz qui affirmait que les assurances convenaient aussi aux riches
Ben oui, mais ce dont on parle quand on parle des « protections sociales disparues après la chute du mur », c’est bien des protections sociales fournies par l’État, les assurances privées n’interviennent pas là-dedans...
Mais sur la forme, tu as tout à fait raison, ce serait beaucoup mieux de regarder en détail les dépenses sociales, mais c’est un boulot pour un thésard en histoire économique ça, et je n’ai pas vraiment le loisir de faire une thèse. Admettons tout de même que 2% -> 60% reste un indice très fort en faveur de ma thèse.
PS : il est tard, la chute du mur c’est en 1989 > 1978. Trop fatigué pour corriger, surtout que ça change pas vraiment sur le fond, mais vous corrigerez vous même :
s/1978/1989/
s/2%/20% (un peu moins en fait, mais arrondissons)/
[^] # Re: Banques
Posté par Moonz . En réponse au journal Éloge du don. Évalué à 2.
Tu as entièrement raison, mais :
- je n’ai pas réussi à trouver l’évolution des dépenses sociales. Je ne l’ai pas trouvé sur le site de l’INSEE. Et de toute façon, une bonne partie est masquée dans le poste de dépense « collectivités territoriales », qui nécessite un travail de fourmi pour être décortiqué,
- le déficit public est passé de 2% du PIB en 1978 à 60% en 2007 (j’ai ignoré l’après-2007 pour ne pas prendre en compte l’effet de la crise — plan de relance et renflouement des banques). Alors que le PIB a augmenté en parallèle. Alors permet moi d’être sceptique sur l’affirmation selon laquelle le moindre poste de dépense a diminué dans l’absolu (même en prenant en compte l’augmentation de la population et l’inflation).
Ou alors il faudra m’expliquer comment il se fait que l’on ait pas 5 policiers par habitants, la première armée du monde qui surpasse toutes les autres réunies, et des tribunaux tellement efficaces qu’ils jugent les affaires avant qu’elles leur soient présentées.
> les soutiens à l'économie au travers d'investissements
Ben ça fait partie des protections sociales : pour empêcher la perte d’emploi, on finance des entreprises qui auraient coulé sinon.
> de renflouements des banques
C’est ponctuel ça, ça n’explique pas l’augmentation chronique des déficits.
> cout de fonctionnement pour les services régaliens
Tu veux que je te rappelle le budget de la justice ? Tu tiens tant que ça à ruiner la soirée de Maître Éolas (s’il nous lit) ? :)
> Je me souviens d'un passage d'un certain Moonz qui affirmait que les assurances convenaient aussi aux riches
Ben oui, mais ce dont on parle quand on parle des « protections sociales disparues après la chute du mur », c’est bien des protections sociales fournies par l’État, les assurances privées n’interviennent pas là-dedans...
Mais sur la forme, tu as tout à fait raison, ce serait beaucoup mieux de regarder en détail les dépenses sociales, mais c’est un boulot pour un thésard en histoire économique ça, et je n’ai pas vraiment le loisir de faire une thèse. Admettons tout de même que 2% -> 60% reste un indice très fort en faveur de ma thèse.
PS : il est tard, la chute du mur c’est en 1989 > 1978. Trop fatigué pour corriger, surtout que ça change pas vraiment sur le fond, mais vous corrigerez vous même :
s/1978/1989/
s/2%/20% (un peu moins en fait, mais arrondissons)/