Ben oui, le RSA doit être correctement calculé pour couvrir les besoins vitaux, ça me paraît évident.
Et un « droit naturel à la vie », ça n’existe pas, pas dans la philosophie classique du droit naturel en tout cas...
> Je l'ai mis en gras mais je suis preneur pour une explication de texte car c'est en effet un peu ambigu.
Ben, ça veut dire ce que ça dit : la charité privée est considérée comme une faveur, tandis que la charité publique est considérée comme un dû par ceux qui en bénéficient, ce qui n’est pas du tout la même chose au point de vue moral.
Pour répondre à la question qui va arriver, non, ce n’est pas parce qu’un libéral est favorable au RSA qu’il considère que c’est un dû, la société peut très bien faire des faveurs aussi, et dans la philosophie libérale classique, qui se confond avec celle du droit naturel, le RSA entre clairement dans le cadre d’une faveur.
D’ailleurs, c’est seulement comme ça qu’on peut comprendre cet extrait de Tocqueville : comme tout bon libéral classique, il considère la charité même publique comme une faveur, mais le fait de la rendre publique tend à la faire passer comme un dû, ce qui n’est pas le cas, et la confusion entraîne des effets pervers au niveau moral.
[^] # Re: Eloge du conservatisme
Posté par Moonz . En réponse au journal Éloge du don. Évalué à 2.
Et un « droit naturel à la vie », ça n’existe pas, pas dans la philosophie classique du droit naturel en tout cas...
> Je l'ai mis en gras mais je suis preneur pour une explication de texte car c'est en effet un peu ambigu.
Ben, ça veut dire ce que ça dit : la charité privée est considérée comme une faveur, tandis que la charité publique est considérée comme un dû par ceux qui en bénéficient, ce qui n’est pas du tout la même chose au point de vue moral.
Pour répondre à la question qui va arriver, non, ce n’est pas parce qu’un libéral est favorable au RSA qu’il considère que c’est un dû, la société peut très bien faire des faveurs aussi, et dans la philosophie libérale classique, qui se confond avec celle du droit naturel, le RSA entre clairement dans le cadre d’une faveur.
D’ailleurs, c’est seulement comme ça qu’on peut comprendre cet extrait de Tocqueville : comme tout bon libéral classique, il considère la charité même publique comme une faveur, mais le fait de la rendre publique tend à la faire passer comme un dû, ce qui n’est pas le cas, et la confusion entraîne des effets pervers au niveau moral.