• [^] # Re: Banques

    Posté par . En réponse au journal Éloge du don. Évalué à 2.

    > C'est dur de citer des pays non capitalistes aujourd'hui.
    Je vais t’aider (grosso modo, tous ceux qui sont en rouge dans le classement de l’Héritage Foundation) :
    Corée du Nord, Zimbabwe, Cuba, Érythrée, Birmanie, Venezuela, Lybie, Congo, Turkménistan, îles Salomon, Iran, Guinée-Bisseau, etc. (la liste et longue, et je suis flemmard ;))

    > Par contre des pays capitalistes avec des niveaux de vie de merde, ça on peut encore en trouver.
    Pays en vert dans dans le classement de l’Héritage Foundation :
    Hong Kong, Singapour, Australie, Nouvelle-zélande, Irlande, Suisse, Canada, USA, Danemark, etc. (idem)

    Alors tu pourras sûrement trouver des exceptions, mais pour moi la tendance lourde est claire : du point de vue du niveau de vie, je préfère largement vivre dans le pire de la seconde liste que dans le meilleur de la première.

    > Par contre je rejette le discours qui dit que le capitalisme a apporté bonheur, richesse et progrès à tout le monde.
    Discours que personne ici n’a tenu. Homme de paille.
    J’ai bien dit ailleurs que oui, la misère existe encore et existera probablement toujours. Encore une fois, la question est de:
    - comparer avec les autres système
    - étudier les tendances lourdes
    Et là, soit je suis complètement aveugle, soit le capitalisme s’en sort haut la main.

    > c'est, par exemple, des systèmes de soin efficaces, la sécu en France. Système plus ou moins inspiré... du socialisme, tiens donc
    La sécu est arrivée bien, bien, bien après l’explosion du niveau de vie occidental ! C’est la cerise sur le gâteau, et rien ne prouve d’ailleurs qu’un système étatique est nécessaire pour placer cette cerise.

    > Le progrès c'est peut être aussi de savoir faire la critique d'un système pour pouvoir passer à un nouveau, meilleur...
    Je n’ai rien vu de « nouveau » qui n’ait été proposé par Marx ou Proudhon ou leurs successeurs, ou les socialistes « pré-scientifiques » (le problème étant que personne ne connaît autre chose que la vulgate de Marx ou de Proudhon, même parmi les anti-capitaliste, ce qui fait que ça peut paraître nouveau).