Posté par Grunt .
En réponse au journal Contribuer.
Évalué à 10.
Les gens veulent vraiment faire tout ça dans un navigateur Web?
>_<
2. Merci, on a déjà des applis qui font du rendu 3D, mieux que ne le feront une appli Flash ou du code HTML, car elles sont natives.
3. Merci, on a déjà des applis pour enregistrer le son du micro, mieux que ne le feront une appli Flash ou du code HTML, car elles sont natives.
4. Merci, on a déjà des applis pour faire de la vidéo-conférence,
7. Oui, mais y'a déjà des applis de bureau,
8. On a aussi des lecteurs vidéos qui marchent bien,
9. Le P2P ça fait un bail que ça existe,
10. Le plein écran itou.
L'enjeu derrière ces bidules (que ce soit Flash ou HTML5, même combat), c'est de permettre au site Web (donc, à son éditeur) de garder le contrôle sur ce qui se passe sur la machine de l'utilisateur, de créer un environnement balisé.
C'est vrai, quoi: les gens qui lisent une vidéo seraient tentés de la copier, de la ré-encoder, de la sous-titrer. Mettons tout ça dans un bordel imbitable dans le navigateur, ça les calmera.
Idem si on leur propose du chat: en mettant juste l'adresse d'un salon IRC ou Jabber, ils seraient foutus de tenir des logs, de ne pas prendre en compte le fait que Kevin aime écrire en rouge/italique/caractère gras, d'aller voir si y'a pas le salon d'un concurrent sur le même serveur, faut vite leur poser ça dans un navigateur histoire de compliquer la bidouille. Le chat est fini, ferme ton navigateur et oublie ce qu'il s'est passé, inutile de continuer à causer. Quand on a eu un chat avec Eric Walter sur l'IRC du parti pirate, on a continué à en discuter ensuite. Quand c'est un chat avec l'ARCEP sur une page Web, une fois que c'est fini, c'est fini.
Pas la peine de se raconter des blagues sur la soi-disant universalité des applis Flash ou HTML5: le premier impose certaines architectures et certains OS, le second va venir avec une batterie de tests sur le navigateur ("Ah, vous avez Iceweasel, veillez installer Firefox pour voir la vidéo en HTML5"). Tout le contraire de l'utilisation de protocoles (torrent, irc..) et de formats (WebM, Vorbis) librement implémentables et pour lesquels il existe, pour chaque plateforme, une brouette d'implémentations.
Tiens, autre exemple: quand il y a un truc qui m'intéresse sur LCP (La Chaîne Parlementaire), et que ça passe pendant mes heures de boulot, je peux me connecter en SSH sur mon serveur, lancer mplayer pour dumper le flux, et le regarder tranquillement une fois rentré à la maison. Comment qu'on fait, si la technologie utilisée nécessite obligatoirement un navigateur graphique (que ce soit HTML5 ou Flash)?
Je m'étonne qu'on oublie à ce point les enjeux du libre (permettre à l'utilisateur de conserver le contrôle sur son informatique) dès qu'il s'agit du combat HTML5/Flash ou h264/WebM. La question n'est pas "sous quelle licence est ce bordel?", la licence n'est qu'un outil pour permettre de répondre "oui" à la question "Moi, utilisateur, puis-je conserver le contrôle sur les données que j'utilise?". Et, qu'il s'agisse de Flash, de Gnash, ou d'un bordel imbitable en HTML5+javascript+CSS3, la réponse est "non".
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.
[^] # Re: PS
Posté par Grunt . En réponse au journal Contribuer. Évalué à 10.
>_<
2. Merci, on a déjà des applis qui font du rendu 3D, mieux que ne le feront une appli Flash ou du code HTML, car elles sont natives.
3. Merci, on a déjà des applis pour enregistrer le son du micro, mieux que ne le feront une appli Flash ou du code HTML, car elles sont natives.
4. Merci, on a déjà des applis pour faire de la vidéo-conférence,
7. Oui, mais y'a déjà des applis de bureau,
8. On a aussi des lecteurs vidéos qui marchent bien,
9. Le P2P ça fait un bail que ça existe,
10. Le plein écran itou.
L'enjeu derrière ces bidules (que ce soit Flash ou HTML5, même combat), c'est de permettre au site Web (donc, à son éditeur) de garder le contrôle sur ce qui se passe sur la machine de l'utilisateur, de créer un environnement balisé.
C'est vrai, quoi: les gens qui lisent une vidéo seraient tentés de la copier, de la ré-encoder, de la sous-titrer. Mettons tout ça dans un bordel imbitable dans le navigateur, ça les calmera.
Idem si on leur propose du chat: en mettant juste l'adresse d'un salon IRC ou Jabber, ils seraient foutus de tenir des logs, de ne pas prendre en compte le fait que Kevin aime écrire en rouge/italique/caractère gras, d'aller voir si y'a pas le salon d'un concurrent sur le même serveur, faut vite leur poser ça dans un navigateur histoire de compliquer la bidouille. Le chat est fini, ferme ton navigateur et oublie ce qu'il s'est passé, inutile de continuer à causer. Quand on a eu un chat avec Eric Walter sur l'IRC du parti pirate, on a continué à en discuter ensuite. Quand c'est un chat avec l'ARCEP sur une page Web, une fois que c'est fini, c'est fini.
Pas la peine de se raconter des blagues sur la soi-disant universalité des applis Flash ou HTML5: le premier impose certaines architectures et certains OS, le second va venir avec une batterie de tests sur le navigateur ("Ah, vous avez Iceweasel, veillez installer Firefox pour voir la vidéo en HTML5"). Tout le contraire de l'utilisation de protocoles (torrent, irc..) et de formats (WebM, Vorbis) librement implémentables et pour lesquels il existe, pour chaque plateforme, une brouette d'implémentations.
Tiens, autre exemple: quand il y a un truc qui m'intéresse sur LCP (La Chaîne Parlementaire), et que ça passe pendant mes heures de boulot, je peux me connecter en SSH sur mon serveur, lancer mplayer pour dumper le flux, et le regarder tranquillement une fois rentré à la maison. Comment qu'on fait, si la technologie utilisée nécessite obligatoirement un navigateur graphique (que ce soit HTML5 ou Flash)?
Je m'étonne qu'on oublie à ce point les enjeux du libre (permettre à l'utilisateur de conserver le contrôle sur son informatique) dès qu'il s'agit du combat HTML5/Flash ou h264/WebM. La question n'est pas "sous quelle licence est ce bordel?", la licence n'est qu'un outil pour permettre de répondre "oui" à la question "Moi, utilisateur, puis-je conserver le contrôle sur les données que j'utilise?". Et, qu'il s'agisse de Flash, de Gnash, ou d'un bordel imbitable en HTML5+javascript+CSS3, la réponse est "non".
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.