• [^] # Re: Chiffrage des données

    Posté par . En réponse au journal Quand la république s'étiole.. Évalué à 3.

    > déjà j'aime beaucoup la mentalité "militaire" "grr moi gros bourrin moi pas d'état d'âmes. Moi pas réfléchir. Moi pas avoir d'opinion" ...

    L'opinion n'a rien avoir avec la question « pourquoi ? ». La discussion est sur l'exécution d'une mission. Le bourrinage ne sert pas la mission.

    Lorsqu'on a une mission a remplir, il faut connaître les détails de cette mission et comment cette mission va-t-être conduite. Lorsqu'on est dans la mission, il ne faut pas s'embrouiller l'esprit avec des question inutiles qui viendront affecter ton jugements et mettre en péril la mission, ta vie, celles des tes compagnons, celles des personnes qui ne font pas partie de ta mission et celles de ceux qui vont venir pour te sortir de la merde dans laquelle tu t'es glissée. Un parasite peut entraîner de graves conséquences.

    Des maïtres zen ont écrit pendant des centaines d'années sur l'esprit et les troubles qu'il entraîne lorsqu'il est incontrôlé par la personne. On est loin du côté bourrin que tu écris, n'est-ce pas ?

    Le bruit parasite des personnes ayant à remplir une mission ou une action m'a particulièrement gêné lors de mon retour à la vie civile. J'arrive à l'ignorer depuis.

    > Maintenant tu as ordre d'arrêter quelqu'un, tout les moyens nécessaires pour l'arrêter pouvant être pris.
    > une fois que tu as l'a choppé, tu continue à lui balancer des coups de taser "pour être sur qu'il ne présente plus de risques" , ou tu essaie de l'entraver de façon plus "pacifique" ?

    Je n'ai jamais eu de Tazer, que des armes à feu. Je ne pourrais donc pas te répondre sur l'obstination à tirer sur un type. Généralement les armes de guerre disposent de munitions légères qui sont faites pour rebondir sur les os de la personnes. Et comme les armes sont réglées pour tirer par rafales de 3, il n'y a guère besoin d'en remettre une couche.

    Voilà pour les détails sordides que tu attends.

    Pour répondre à ta première question, la réponse est simple. L'utilisation de la force est incontrôlable lorsqu'on perd l'avantage. Il faut donc réunir des conditions favorables de manière à ce qu'on puisse conserver l'avantage et préserver le plus de vies. Comme d'habitude, rien n'est parfait, il faut faire avec.

    Donc techniquement, pour ton cas, ça implique d'avoir plusieurs homme afin de le prendre dans en tenaille. On pourrait utiliser une pique à la place de la tenaille mais ça ne préserve pas ce qu'on veut attraper. Et comme on est pas là pour faire des cartons... Il faut aussi voir que l'avantage qu'on a peut être rapidement perdu si la personne s'enfonce dans des zones hostiles. Dans ce cas là, on le cueillera plus tard.

    Si par arrêter tu entends tuer parce que la personne porte une bombe ou un autre dispositif létal et laisse croire qu'elle va l'utiliser, alors la question ne se pose même pas.

    > Allez un exemple plus "militaire" : tu dois arrêter un véhicule, les occupants à bord étant des rebelles, et on déjà recu toutes les sommations nécessaires. Tu utilises quoi ? Un tireur d'élite avec un fusil antimatériel pour détruire le moteur, des tirs de 30 mm, ou un tir de char?

    Je lis à haute voix une blague Carambar pendant que c'est encore autorisé par la convention de Genève.

    > Ou comme tu le dis, tu feras "sans états d'âmes", bourrin, en utilisant toujours le moyen le plus efficace et expéditif pour arriver à tes fins, et peu importe les "dommages collatéraux" ?

    Je te laisse lire un RETEX (RETour d'EXpérience) sur les méthodes des militaires français à Mogadiscio, Somalie.

    http://www.cdef.terre.defense.gouv.fr/publications/doctrine/(...)

    The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein