• [^] # Re: Pour un autre capitalisme

    Posté par (Mastodon) . En réponse au journal Programme partagé. Évalué à 3.

    Je vais répondre dans l'ordre de tes tirets :
    - je sais ce que veut la droite, hélas. Contrairement à mes camarades du PS qui ont une vision assez étriquée et caricatural de la droite (à tel point qu'ils ne savent pas s'ils sont libéraux ou conservateur), j'ai mieux compris l'objet de la droite en lisant l'excellent bouquin "La nouvelle raison du monde", qui explique très bien ce que cherche cette idéologie (car c'est bien une idéologie, malgré tout ce que peuvent dire les ministres à longueur de journée sur le bon sens dont ils sont censé faire preuve). Donc j'imagine très bien ce qui nous attends avec cette bande au pouvoir.
    - Certes, il n'empêche que ce n'est pas arrivé depuis...
    - http://www.scribd.com/doc/2488798/diaporama-theme-classe-200(...) montre un graphique qui donne les chiffres sur le rapport entre salaire des cadres et salaires des ouvriers depuis 1950 (certes différents des miens mais la tendance est la même) : on est passé de 4 en 1965 à 2.5 en 1998. la source (que je n'ai pas réussi à retrouver) "Séries longues sur les salaires, France, INSEE 1950-1999" Sur le site de l'INSEE, il y a cette série pour 1950-1982 qui donne les mêmes écarts que sur le tableau.
    - La France pays sans avenir... Ça dépend de ce qu'on en fera. Nous avons un potentiel énorme, nous sommes encore parmi les nations leaders du monde en terme économique, nous pouvons très bien aller de l'avant. Mais c'est sûr que ça se fera pas en se laissant bouffer comme actuellement dans des règles du jeu qui nous sont défavorables.
    - Le programme du Front de Gauche (et qui défrise Zenitram et JoelTheLion) est bien de redonner du pouvoir de décision aux salariés et ingénieurs, et de renverser le rapport de force pour reprendre au capital la part qu'il a prise au salaire.
    - En fait, si je veux être précis, en 1981 (soit l'année où Mitterrand a été élu), la part des salaires dans la valeur ajoutée était de 76%, elle est aujourd'hui environ de 67% (voir fig. 2 page 10 http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/dossiers_web(...) ) et on constate que cette part est partie principalement dans les "revenus distribués au capital" (voir fig. 6 page 17).

    Enfin, dans votre fiscalité, vous avez oublié que, par la constitution, l'impôt doit être progressif, donc on ne peut pas taxer tout le monde de la même manière.