• [^] # Re: Pour un autre capitalisme

    Posté par (Mastodon) . En réponse au journal Programme partagé. Évalué à 2.

    Si je te résume le programme concernant cette partie, voilà ce qu'on peut en dire. Nous faisons le constat que plus d'une PME/TPE sur deux n'a qu'un seul client, ce qui veut dire qu'elle sous-traite pour un "gros" (ce que tu appelles industriel ou multinationale). Dès lors, la vraie pression sur ces entreprises n'est pas dans les cotisations sociales mais bien de la part de ce client unique. Notre proposition est d'inverser le rapport de force et de responsabiliser les donneurs d'ordre. Par exemple, on peut tout à fait contraindre le donneur d'ordre à appliquer sa convention collective à ses sous-traitants (pourquoi une hôtesse travaillant en sous-traitant dans une banque n'aurait pas les mêmes avantages que ceux qui travaillent dans la banque ?) et à être responsable pénalement pour ses sous-traitants (de manière à ne pas se défausser de ses responsabilités genre "j'avais pas vu que mon sous-traitant embauchait des sans-papiers", argument classique dans le bâtiment). Là, il pourra y avoir une négociation réelle entre le donneur d'ordre et le sous-traitant.

    Pour les autres entreprises, nous proposons de favoriser les formes coopératives et auto-gestionnaire de manière à ce que les salariés se sentent impliqués dans leur entreprise et surtout qu'ils aient un pouvoir sur les décisions qui les concernent. Donc nous ne proposons pas de tout nationaliser hein, nous proposons plutôt de socialiser les moyens de productions, comme on disait autrefois. Nous proposons de pousser la démocratie jusque dans l'entreprise où elle est actuellement absente.

    Enfin, pour certains pans, nous proposons de les sortir du marché parce que nous considérons que ce sont des domaines essentiels et qu'ils n'ont pas à être livrés à la concurrence. Ça concerne l'énergie (électricité, eau, pétrole, etc qui sont des besoins primordiaux et qui ont montré leur efficacité dans le domaine public), l'éducation (donc, fini les écoles privés confessionnelles dans un État laïc), la santé (donc, fini les cliniques privées qui choisissent les secteurs rentables en laissant le non-rentable à l'hôpital public), et d'autres mais je ne cite que les principaux. Donc là, oui, service public (ou monopole d'État si tu préfères), sous contrôle des usagers, c'est-à-dire nous, pour rendre un vrai service et pas juste être rentable. Parce que pour tous ces services, on se demandera d'abord ce qu'on attend d'eux et ensuite, on trouvera comment les financer, par un débat démocratique.