• [^] # Re: Non, non et non

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Piratage et logiciel libre. Évalué à 2.

    Hello,

    Moi, je ne partage pratiquement rien de cette analyse.
    Si c'est l'analyse de Mako Hill, je trouve, au contraire que tu t'en rapproches fortement (cf la suite).

    - En quoi l'organisation politique qui se fonde peu à peu dans certains pays , le " parti pirate " , représente-t-il réellement les individus qui violent des droits étendus par la DADVISI ( et pas avant, où seule la redistribution contre rétribution pouvait et était réellement sanctionnée )
    Dura Lex sed Lex ! Même si la majorité estime que la loi est injuste, elle s'applique quand même. Le combat des partis pirates est justement de modifier cette réglementation. Le combat du mouvement pour la culture libre est également de modifier la loi (vision à très long terme) mais en s'appuyant sur la loi.

    - L'utilisation du mot " pirate " est un non-sens, pour ma part, les personnes que je connais qui "violent " les droits de distribution des œuvres , ce sont des entreprises ( les Majors sont les premiers à violer les contrats qui les lient aux créateurs ), ou des individus établis en société, qui ont un travail ou qui n'en ont pas, et qui agissent sans avoir conscience des enjeux liés à leurs actes. Tout ceci est à l'opposé de la piraterie.
    Ok, pour le terme abusé de "pirate" (cf les remarques au dessus). Toutefois, d'un point de vue concret, c'est à toi qu'on demandera des comptes et non aux entreprises que tu cites. C'est malheureux mais ça se passe plutôt comme ça dans la pratique (cf HADOPI) et il ne faut pas l'ignorer.

    Placer le débat en confrontant " Parti pirate " et " Association pour la défense des logiciels libres " est extrêmement dangereux pour plusieurs raisons :
    Le débat n'est sans doute pas dans la comparaison mais dans la complémentarité.
    Pour ton point numéro 1, Mako Hill pose la question: Est-ce-que les libristes sont pour le piratage (sens parti pirate) ? Sa réponse est: dans la vision finale oui (copyleft) mais dans la pratique: surtout pas ! C'est bien pour ça que Stallman indique qu'il est contre ! Et je suis d'accord avec lui...

    Pour ton point numéro 2: tu partages complètement ce que dit Mako Hill (en fait Stallman), à savoir: sans copyright, pas de copyleft ! Effectivement, il me paraît plutôt sain de conserver une réglementation sur le droit d'auteur même si l'actuelle doit être remodelée.

    Je rappelle qu'en ce qui concerne HADOPI, aucun article de cette loi ne donne plus de droit aux créateurs, en fait, seuls les distributeurs sont impliqués et peuvent en tirer bénéfice.
    On est d'accord ! C'est ce troisième interlocuteur (après le créateur et le public) qui a tendance à tirer la couverture à lui comme le montre les orientations de la réglementation (LCEN, DADVSI, HADOPI).