• # Comme pour le logiciel

    Posté par . En réponse au journal Piratage et logiciel libre. Évalué à 10.

    Ça fait des années qu'on sait que le piratage (appellez ça comme vous voulez) des logiciels rend service à leurs éditeurs. Ça maintient leur position de monopole: leurs formats sont partout, les habitudes (de langage, d'interface) sont partout.

    C'est bizarre que, dans le milieu du libre, peu de gens ne remarquent que c'est exactement pareil avec les oeuvres audiovisuelles: la possibilité d'y accéder gratuitement et illégalement maintient leur caractère incontournable dans les esprits.

    Les mécanismes ne sont pas exactement les mêmes: pour un logiciel propriétaire, il tient en place grâce à ses formats fermés, grâce aux habitudes des utiisateurs (qui voudront le même logiciel pour travailler que celui qu'ils ont piraté pour étudier).
    Mais, pour une oeuvre audivisuelle propriétaire, il y a aussi une contamination: quelqu'un qui a vu une oeuvre audiovisuelle va en parler, va relayer les mèmes de cette oeuvre autour de lui, et donner à d'autres l'envie d'y accéder. Quand on me dit "C'est pas faux", je sais que ça vient d'une série. Je sais aussi que cette série est propriétaire et que je devrais, soit payer, soit enfreindre la loi, pour y accéder. Autrement dit, il existe une pression sociale qui pousse à avoir vu ou entendu telle ou telle oeuvre.

    Et le piratage favorise ça. On n'a pas l'excuse "C'est trop cher" pour expliquer qu'on n'a pas pu accéder à une oeuvre: tout est disponible gratuitement. Donc on pirate. Et, hélas, de temps en temps on achète. Et surtout, on n'a plus de temps de cerveau disponible pour s'intéresser aux oeuvres libres et pour les faire connaître, les soutenir, les financer.

    THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.