J'ai lu une phrase qui disait en substance : « la corruption est pour les pauvres, les riches pratiquent le lobbying ».
Le liberté de la presse ne se réduit pas uniquement en envoyant les forces de l'ordre dans les bureau. Il y a des moyens plus subtiles dans nos pays de faire taire la presse indépendante, comme le rachat plus ou moins direct des journaux, la pression que peuvent faire subir des régies publicitaires ou les annonceurs principaux à des journaux qui ont du mal à boucler le budget ou les poursuites judiciaires. Autant de pression ou de moyens bien plus subtiles que la force pour pratiquer une certaine censure ou pire, une certaine auto-censure.
Pour reprendre le cas de rue89, regardons cet exemple : « Ce proche d'Eric Woerth et « ami » de Nicolas Sarkozy, poursuit en diffamation notre site, le directeur de la publication et le journaliste David Leloup pour un article paru le 28 septembre 2010 ».
Éric Le Moyne de Serigny réclame cinq millions d'euros pour un « préjudice irréversible » suite à la publication d'un article de Rue89 où il question de document prouvant que de Serigny, conseillé « bénévole » d'Eric Woerth, serait administrateur de 3 sociétés off-shore.
C'est son droit de se sentir diffamer mais sa demande de justice à un arrière goût de menace.
Il faut voir que la presse est composée de deux partie, une mass-media, et une moins populaire. Si on se met dans la poche la partie populaire de la presse, on, d'après la loi de Pareto (donc chiffre sans référence), se met dans la poche 80% de la communication que reçoit les citoyens. Il sera ensuite temps de fournir l'effort pour abattre l'indépendance des 20% restant. Ce moyen est plus efficace que la force.
Des exemples pour illustrer la liberté de la presse, c'est bien. Lorsque ce sont les mêmes exemples qui reviennent sans cesse pour illustrer cette liberté, ça devient gênant.
The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein
[^] # Re: En direct de la havane, de pyongyang, des pays en *stan etc.
Posté par téthis . En réponse au journal Quand la dictature se dessine petit à petit.. Évalué à 6.
Le liberté de la presse ne se réduit pas uniquement en envoyant les forces de l'ordre dans les bureau. Il y a des moyens plus subtiles dans nos pays de faire taire la presse indépendante, comme le rachat plus ou moins direct des journaux, la pression que peuvent faire subir des régies publicitaires ou les annonceurs principaux à des journaux qui ont du mal à boucler le budget ou les poursuites judiciaires. Autant de pression ou de moyens bien plus subtiles que la force pour pratiquer une certaine censure ou pire, une certaine auto-censure.
Pour reprendre le cas de rue89, regardons cet exemple : « Ce proche d'Eric Woerth et « ami » de Nicolas Sarkozy, poursuit en diffamation notre site, le directeur de la publication et le journaliste David Leloup pour un article paru le 28 septembre 2010 ».
http://www.rue89.com/making-of/2010/10/20/un-conseiller-deri(...)
Éric Le Moyne de Serigny réclame cinq millions d'euros pour un « préjudice irréversible » suite à la publication d'un article de Rue89 où il question de document prouvant que de Serigny, conseillé « bénévole » d'Eric Woerth, serait administrateur de 3 sociétés off-shore.
C'est son droit de se sentir diffamer mais sa demande de justice à un arrière goût de menace.
Il faut voir que la presse est composée de deux partie, une mass-media, et une moins populaire. Si on se met dans la poche la partie populaire de la presse, on, d'après la loi de Pareto (donc chiffre sans référence), se met dans la poche 80% de la communication que reçoit les citoyens. Il sera ensuite temps de fournir l'effort pour abattre l'indépendance des 20% restant. Ce moyen est plus efficace que la force.
Des exemples pour illustrer la liberté de la presse, c'est bien. Lorsque ce sont les mêmes exemples qui reviennent sans cesse pour illustrer cette liberté, ça devient gênant.
The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein