Allons voir chez les québecois pour voir comment ils définissent une dictature :
« Dictature: régime politique qui se caractérise par une forme de pouvoir arbitraire, autoritaire, entièrement soumis à la volonté de celui ou de ceux qui gouvernent. Les tribunaux, le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif sont alors directement liés aux décisions du dictateur. On n'y trouve aucun contrepoids: absence d'une presse libre, absence de partis d'opposition et absence de groupes de pression indépendants dans la société civile.
Une dictature peut s'installer de plusieurs manières: par un coup d'État, par une révolution ou par une occupation du territoire au terme d'une guerre. À notre époque, une dictature émerge souvent dans un contexte de crise, là où les institutions sont incapables ou impuissantes à résoudre les problèmes. Une dictature peut être dirigée par une junte militaire, par un individu ou par un parti. Le plus souvent les formes se combinent.
L'usage du terme est ambigu et source de confusion dans la mesure où les dictateurs ne l'utilisent pas (refusent) pour qualifier leur pouvoir! L'ambigüité provient aussi d'un usage extensif de ce terme par les groupes qui s'opposent à un gouvernement démocratique, du fait qu'il se trouve en contradiction avec les intérêts ou principes des groupes en question. Autre paradoxe dans l'usage du terme: les communistes utilisent l'expression «dictature du prolétariat» pour désigner un pouvoir fort des classes populaires[majorité] sur les anciennes classes possédantes. »
Je ne connais pas cette université, c'est peut-être un repère de Maoïstes.
Nul part il est écrit que c'est un régime politique qui zigouille à tours de bras des trains d'opposants politiques, pas plus qu'il n'y est fait la moindre allusion à une violence armée.
Il y a certains points de la définition qui correspondent bien à notre situation. De plus, si on tient compte de l'état de notre système politique (Un PS qui ressemble à une poule décapité qui continue de courir, un PC transparent, un centre tout mou, des extrêmes pas jojo), le semblant de choix des fameuses élections, qui font que nous ne sommes encore dans une république démocratique, n'est guère glorieux.
Le mot dictature est peut-être un peu fort mais il semble qu'on est pas vraiment loin de la définition sus-citée.
The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein
[^] # Re: En direct de la havane, de pyongyang, des pays en *stan etc.
Posté par téthis . En réponse au journal Quand la dictature se dessine petit à petit.. Évalué à 2.
« Dictature: régime politique qui se caractérise par une forme de pouvoir arbitraire, autoritaire, entièrement soumis à la volonté de celui ou de ceux qui gouvernent. Les tribunaux, le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif sont alors directement liés aux décisions du dictateur. On n'y trouve aucun contrepoids: absence d'une presse libre, absence de partis d'opposition et absence de groupes de pression indépendants dans la société civile.
Une dictature peut s'installer de plusieurs manières: par un coup d'État, par une révolution ou par une occupation du territoire au terme d'une guerre. À notre époque, une dictature émerge souvent dans un contexte de crise, là où les institutions sont incapables ou impuissantes à résoudre les problèmes. Une dictature peut être dirigée par une junte militaire, par un individu ou par un parti. Le plus souvent les formes se combinent.
L'usage du terme est ambigu et source de confusion dans la mesure où les dictateurs ne l'utilisent pas (refusent) pour qualifier leur pouvoir! L'ambigüité provient aussi d'un usage extensif de ce terme par les groupes qui s'opposent à un gouvernement démocratique, du fait qu'il se trouve en contradiction avec les intérêts ou principes des groupes en question. Autre paradoxe dans l'usage du terme: les communistes utilisent l'expression «dictature du prolétariat» pour désigner un pouvoir fort des classes populaires[majorité] sur les anciennes classes possédantes. »
Université de Sherbrooke : http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMDictionnai(...)
Je ne connais pas cette université, c'est peut-être un repère de Maoïstes.
Nul part il est écrit que c'est un régime politique qui zigouille à tours de bras des trains d'opposants politiques, pas plus qu'il n'y est fait la moindre allusion à une violence armée.
Il y a certains points de la définition qui correspondent bien à notre situation. De plus, si on tient compte de l'état de notre système politique (Un PS qui ressemble à une poule décapité qui continue de courir, un PC transparent, un centre tout mou, des extrêmes pas jojo), le semblant de choix des fameuses élections, qui font que nous ne sommes encore dans une république démocratique, n'est guère glorieux.
Le mot dictature est peut-être un peu fort mais il semble qu'on est pas vraiment loin de la définition sus-citée.
The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein