grevistes francais ont ce don pour [...] empecher les autres de travailler. Première généralisation. Et ils le font constamment en plus. deuxième généralisation Le greviste francais non, non seulement il se met en greve 10x plus souvent que ses voisins Troisième généralisation. Sortir ça à l'heure où même les chinois se mettent en grève, c'est courageux. Combien de fois on voit des travailleurs allemands ou italiens ou espagnols se mettre en greve et bloquer le pays entier ? Ah oui, genre quasiment jamais voire jamais. 4e généralisation. J'ai justement vu il y a quelques mois une étude disant que, contre intuitivement, les Français n'était pas les plus gros grévistes d’Europe. Mais comme tout le monde répète ça à l'envi, sans se renseigner, ça reste dans les têtes (comme le MEDEF de Marseille qui sort que les gruitiers travaillent 18h par semaine pour 4000e par mois pour discréditer les grévistes).
Diffamez, diffamez, il restera toujours quelque chose.
Bref, un gros {{reference needed}} pour tout ton post.
je regardes les autres pays en Europe, c'est pas bcp mieux au niveau economique et traitement des travailleurs [...] pourtant ils font pas chier leurs congeneres En gros tu es en train de dire qu'il vaut mieux se faire entendre pour avoir de meilleures conditions ?
C'était assez logique, mais merci d'insister là dessus.
Mais il y a d'autres paramètres que tu n'as pas pris en compte. Dans les autres pays (européens ou non), la logique d'affrontement est bien moins présente qu'en France. Les syndicats sont associés aux discussions en amont et il y a un dialogue à priori.
En France ce n'est pas le cas. Le gouvernement est un gouvernements d'autistes et annonce avant mêmes les concertations qu'il ne bougera pas.
Or, si on regarde quelques exemples tirées des expériences des dernières années :
* Manif de forains, quelques dizaines de personnes blessées, un mort.
* Manif du secteur hospitalier : Médecins, infirmiers, aides soignants, logistique etc. font grève. Mais chez eux, la grève, ça veut dire service ralenti. Il est évident qu'on ne va pas laisser les patients rester malades ou mourir.
Les premiers qui réclamaient, violemment, des avantages personnels ont été entendus le jour même.
Les seconds qui se battent de manière pacifique, et pour l'intérêt général (plus de moyens, plus de personnel, plus de lits, moins d'heures sup non payées etc.), enchaines les semaines et les mois de grèves depuis des années sans résultat.
Alors c'est assez facile de se plaindre de ces salauds de français qui font rien qu'à m'empêcher de faire le plein de mon SUV, mais il faut aussi prendre en compte que le message envoyé par le gouvernement est clair. Comme dirait Sarkozy : "j'écoute, mais je ne tiens pas compte". (Il a aussi dit " aujourd'hui en France quand il y a un grève personne ne s'en aperçoit", on voit que c'est une réussite)
Tant que le gouvernement continuera à être autiste et à envoyer au Français le message suivant : "si vous ne nuisez pas, on ne vous écoutera pas", alors forcément les contestataires auront tendance à se radicaliser.
[^] # Re: Eux qu'on commencé
Posté par j_kerviel . En réponse au journal Quand la dictature se dessine petit à petit.. Évalué à 10.
grevistes francais ont ce don pour [...] empecher les autres de travailler.Première généralisation.Et ils le font constamment en plus.deuxième généralisationLe greviste francais non, non seulement il se met en greve 10x plus souvent que ses voisinsTroisième généralisation. Sortir ça à l'heure où même les chinois se mettent en grève, c'est courageux.Combien de fois on voit des travailleurs allemands ou italiens ou espagnols se mettre en greve et bloquer le pays entier ? Ah oui, genre quasiment jamais voire jamais.4e généralisation. J'ai justement vu il y a quelques mois une étude disant que, contre intuitivement, les Français n'était pas les plus gros grévistes d’Europe. Mais comme tout le monde répète ça à l'envi, sans se renseigner, ça reste dans les têtes (comme le MEDEF de Marseille qui sort que les gruitiers travaillent 18h par semaine pour 4000e par mois pour discréditer les grévistes).Diffamez, diffamez, il restera toujours quelque chose.
Bref, un gros {{reference needed}} pour tout ton post.
je regardes les autres pays en Europe, c'est pas bcp mieux au niveau economique et traitement des travailleurs [...] pourtant ils font pas chier leurs congeneresEn gros tu es en train de dire qu'il vaut mieux se faire entendre pour avoir de meilleures conditions ?C'était assez logique, mais merci d'insister là dessus.
Mais il y a d'autres paramètres que tu n'as pas pris en compte. Dans les autres pays (européens ou non), la logique d'affrontement est bien moins présente qu'en France. Les syndicats sont associés aux discussions en amont et il y a un dialogue à priori.
En France ce n'est pas le cas. Le gouvernement est un gouvernements d'autistes et annonce avant mêmes les concertations qu'il ne bougera pas.
Or, si on regarde quelques exemples tirées des expériences des dernières années :
* Manif de forains, quelques dizaines de personnes blessées, un mort.
* Manif du secteur hospitalier : Médecins, infirmiers, aides soignants, logistique etc. font grève. Mais chez eux, la grève, ça veut dire service ralenti. Il est évident qu'on ne va pas laisser les patients rester malades ou mourir.
Les premiers qui réclamaient, violemment, des avantages personnels ont été entendus le jour même.
Les seconds qui se battent de manière pacifique, et pour l'intérêt général (plus de moyens, plus de personnel, plus de lits, moins d'heures sup non payées etc.), enchaines les semaines et les mois de grèves depuis des années sans résultat.
Alors c'est assez facile de se plaindre de ces salauds de français qui font rien qu'à m'empêcher de faire le plein de mon SUV, mais il faut aussi prendre en compte que le message envoyé par le gouvernement est clair. Comme dirait Sarkozy : "j'écoute, mais je ne tiens pas compte". (Il a aussi dit " aujourd'hui en France quand il y a un grève personne ne s'en aperçoit", on voit que c'est une réussite)
Tant que le gouvernement continuera à être autiste et à envoyer au Français le message suivant : "si vous ne nuisez pas, on ne vous écoutera pas", alors forcément les contestataires auront tendance à se radicaliser.