• [^] # Re: C'te prise de tête...

    Posté par . En réponse au journal BOUML vs Wikipedia administrators : la fin du combat. Évalué à 3.

    Georges Lucas n'a réussi en dehors du circuit des studios, même s'il a toujours voulu être indépendant..
    It was only because Alan Ladd, Jr., at Fox Studios liked American Graffiti that he forced through a production and distribution deal for the film, which ended up restoring Fox to financial stability after a number of flops.
    Ensuite, s'il a accédé à la richesse qui lui a permis d'établir son propre studio, c'est parce qu'il a profité du fait que le merchandizing et les franchises n'existaient pas à l'époque.
    C'est difficilement le modèle d'un indépendant qui a réussi en dehors des studios grace à son travail cinématographique. C'est un producteur qui a réussi à saisir un marché émergeant. Vu que la loophole des produits dérivées est connue, ce n'est même plus un modèle du tout, juste un exemple d'une opportunité unique.

    Mmm... Ce qui est pas mal avec les US, c'est que quand il y a du fric à faire, tu trouveras toujours quelqu'un.
    Non, ça c'est le mythe, l'exemple d'Orson Welles montre exactement le contraire. Les salles de ciné sont controlées par les studios, s'ils veulent que ton film ne soit pas vu, il ne sera pas vu.

    Et si tu sais que tu es bénéficiaire, ben tu peux te lancer dans l'aventure de la production.
    Et pour être bénéficiaire, il te faut les salles de ciné, et pour les salles de ciné, il te faut les producteurs. Ensuite, un projet comme sundance a un peu déplacé les lignes pendant un moment, mais il est en train de se faire rattraper par les producteurs. C'est devenu une semi alternative dans laquelle on va piocher les nouveau directeurs, ce qu'ils faisaient beaucoup en europe ses dernières années. Mais du coup, les gens commencent à réaliser pour sundance en fonction des producteurs qui vont les voir et les pêcher.

    c'est aussi un peu facile de tout mettre sur le dos des "producteurs"
    J'ai rien mis sur le dos de personne, je décris les 2 nuances de 2 systèmes. Dans un, comme je le disais et comme tu le dis toi même, le producteur a le dernier mot et les artistes qui réussissent doivent devenir producteurs s'ils veulent imposer leur vision. Mais ils doivent d'abord passer par la case, je fais ce que tu veux.
    Dans l'autre, l'artiste a le dernier mot, mais le pouvoir du producteur reste énorme vu les couts d'une oeuvre et donc ce dernier mot ne sert qu'à mitiger la relation et le rapport de force.
    Mais rien n'empêche dans le système français non plus de devenir producteur comme Claude Berri par exemple, pour les mêmes raisons de controle intégral sur l'oeuvre.
    Par contre, le droit moral plus les systèmes d'avance sur recette extérieurs aux producteurs plus l'investissement obligatoire dans le cinéma des chaines de télé font qu'il existe toujours une production de films dont le but est la vision artistique de son auteur.
    C'est un vrai luxe.