Premièrement, ce n'est pas lui qui a confié sa musique à la SACEM, mais sa maison de disque.
La SACEM, sur le principe, n'a rien de méchant, mais c'est dans la pratique que des responsables agissent parfois d'une manière corporatiste qui n'honore pas toujours l'art et la musique.
Après, Oxmo fait de la musique depuis pas mal d'années déjà. Avait-il conscience de la dérive que prend actuellement la protection du droit d'auteur ? avait-il le choix ? peut-il réellement vivre de son métier ailleurs que dans l'écosystème traditionnel de l'édition musicale? peut-il risquer aujourd'hui de se passer de la SACEM et des maisons de disque ? Oxmo a une certaine notoriété en France, mais c'est une petite notoriété. Il n'a quand même pas l'aura internationale de Radiohead pour bouleverser son modèle de distribution tout en gagnant décemment sa vie.
Il est libriste, comme il le dit, par souci de contrôle sur ses données et sa façon d'utiliser son ordinateur, mais dans le domaine de l'art il n'a peut-être pas la même conception des choses. Il n'y a qu'à voir la conception du libre par les licences Creative Commons. Sans oublier que les problématiques ne son pas équivalentes, la distribution de l'art étant différente de la distribution de la technique. D'ailleurs, l'informatique libre, qui a deux décennies d'existence derrière elle, a déjà du mal a trouver un équilibre économiquement parlant (sans parler des mastodontes), qu'en est il alors de l'art libre.
Bref, je ne suis pas d'accord avec ton point de vue. On ne peut pas porter un jugement tel que le tien sur un artiste qui démontre quand même qu'il a un certain bon sens, une bonne connaissance du sujet et en plus de la sympathie pour le monde libre.
[^] # Re: Pas étonnant
Posté par marahi . En réponse au journal Oxmo, le geek et le libre. Évalué à 10.
La SACEM, sur le principe, n'a rien de méchant, mais c'est dans la pratique que des responsables agissent parfois d'une manière corporatiste qui n'honore pas toujours l'art et la musique.
Après, Oxmo fait de la musique depuis pas mal d'années déjà. Avait-il conscience de la dérive que prend actuellement la protection du droit d'auteur ? avait-il le choix ? peut-il réellement vivre de son métier ailleurs que dans l'écosystème traditionnel de l'édition musicale? peut-il risquer aujourd'hui de se passer de la SACEM et des maisons de disque ? Oxmo a une certaine notoriété en France, mais c'est une petite notoriété. Il n'a quand même pas l'aura internationale de Radiohead pour bouleverser son modèle de distribution tout en gagnant décemment sa vie.
Il est libriste, comme il le dit, par souci de contrôle sur ses données et sa façon d'utiliser son ordinateur, mais dans le domaine de l'art il n'a peut-être pas la même conception des choses. Il n'y a qu'à voir la conception du libre par les licences Creative Commons. Sans oublier que les problématiques ne son pas équivalentes, la distribution de l'art étant différente de la distribution de la technique. D'ailleurs, l'informatique libre, qui a deux décennies d'existence derrière elle, a déjà du mal a trouver un équilibre économiquement parlant (sans parler des mastodontes), qu'en est il alors de l'art libre.
Bref, je ne suis pas d'accord avec ton point de vue. On ne peut pas porter un jugement tel que le tien sur un artiste qui démontre quand même qu'il a un certain bon sens, une bonne connaissance du sujet et en plus de la sympathie pour le monde libre.