Le problème est qu'on a affaire à une fraude de masse et unitairement peu grave (téléchargé un fichier illégalement n'a jamais tué quelqu'un). Il a été démontré que la justice traditionnelle ne permettait pas de faire respecter les droits d'auteurs à une population d'internaute fradeuse et nombreuse (30% ? plus ? moins ?)
Quand la fraude devient vraiment de masse il faut alors se demander ce que l'on appelle fraude. la fraude est définie par la loi, et la loi est un l'ensemble de règles auxquelles se conforment les gens pour rendre possible leur vie en société. Quand un gros morceau de société de retrouve accusé de fraudes par des minoritaires qui ont la loi pour eux, où est la fraude ? Pour terminer avec des mots plus clairs que les miens, je colle une citation qu'il me semble que j'ai trouvé la première fois sur LinuxFr :
Au lieu de s’ériger contre une société civile en mouvement et de brider les nouvelles formes d’organisation productives ou créatrices, les droits de propriété intellectuelle doivent évoluer en fonction de la nouvelle donne technologique, de l’apparition de nouveaux acteurs et de nouveaux usages. Faute de quoi le discours sur la contrefaçon et la défense de la propriété intellectuelle apparaîtra de plus en plus comme la langue de bois d’un temps qu’on croyait révolu, celui où « le peuple avait par sa faute perdu la confiance du gouvernement », où « ce n’était qu’en redoublant d’effort qu’il pouvait la regagner » et où les autorités s’interrogaient avec Bertolt Brecht, sur la solution : « Ne serait-il pas plus simple alors de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ? »
— Guilhem Fabre, Professeur à l'Institut Universitaire de France, spécialiste international de la contrefaçon. Rapport sur la contrefaçon. À paraître.
[^] # Re: Je suis probablement un peu paranoïaque mais il y a de quoi.
Posté par jyes . En réponse au journal Hadopi et effet de bord. Évalué à 3.
Quand la fraude devient vraiment de masse il faut alors se demander ce que l'on appelle fraude. la fraude est définie par la loi, et la loi est un l'ensemble de règles auxquelles se conforment les gens pour rendre possible leur vie en société. Quand un gros morceau de société de retrouve accusé de fraudes par des minoritaires qui ont la loi pour eux, où est la fraude ? Pour terminer avec des mots plus clairs que les miens, je colle une citation qu'il me semble que j'ai trouvé la première fois sur LinuxFr :
Au lieu de s’ériger contre une société civile en mouvement et de brider les nouvelles formes d’organisation productives ou créatrices, les droits de propriété intellectuelle doivent évoluer en fonction de la nouvelle donne technologique, de l’apparition de nouveaux acteurs et de nouveaux usages. Faute de quoi le discours sur la contrefaçon et la défense de la propriété intellectuelle apparaîtra de plus en plus comme la langue de bois d’un temps qu’on croyait révolu, celui où « le peuple avait par sa faute perdu la confiance du gouvernement », où « ce n’était qu’en redoublant d’effort qu’il pouvait la regagner » et où les autorités s’interrogaient avec Bertolt Brecht, sur la solution : « Ne serait-il pas plus simple alors de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ? »
— Guilhem Fabre, Professeur à l'Institut Universitaire de France, spécialiste international de la contrefaçon. Rapport sur la contrefaçon. À paraître.