• [^] # Re: Style

    Posté par . En réponse au journal Roman de fantasy sous Licence Art Libre. Évalué à 2.

    Si elle avait su qu’il s’agissait de la trace d’un découpage de rôti et non d’un poignardage, elle se serait peut-être sentie un peu moins mal, mais elle ne pouvait que l’ignorer.

    Ta phrase est pleine de mots d'action - verbes ou substantifs (les "age") - qui se succèdent très vite car il n'y a pas ou peu d'adjectifs ni d'adverbes. Du coup au dernier membre (la partie soulignée), même si on comprend, on se demande vaguement à quoi ça s'oppose, et il faut remonter au tout début de la phrase: "su" / "ignorer". Je suppose que c'est ce qui rend la phrase bizarre.
    Cela dit pourquoi pas? si c'est volontaire ou si c'est assumé (si c'est comme ça que tu écris), garde-le tel quel.

    Dans Jolies godasses aussi, on peut trouver des phrases qui "font bizarre", sans qu'on sache bien pourquoi:
    rien n’avait l’air de trouver grâce à ses yeux : entre mes cheveux blonds et longs, mon petit haut moulant, ma mini-jupe et mes bas résille, rien n’allait, tout avait l’air de lui semblait suspect. (c'est moi qui souligne)
    Ton tout avait l'air s'oppose plus au rien n’avait l’air du début de ta phrase, qu'au rien n'allait qui le précède. Et puis il y a ce jeu de sonorités rien n'a-llait / tout a(vait) l'ai(r).
    Cependant l'effet, même involontaire, colle au personnage.

    Fin de l'analyse à deux balles :-)

    "La liberté est à l'homme ce que les ailes sont à l'oiseau" Jean-Pierre Rosnay