C'est un triste constat qui ne date malheureusement pas d'hier.
Depuis un bout de temps déjà, on a besoin de choc, de vitesse, de faire vendre du nombre, pas de la qualité.
Paris Match, Gala, voici ne datent pas d'hier. Les tabloïds anglais à scandale non plus.
Le reste n'est que l'évolution naturelle. Le journalisme d’investigation n'est pas rentable. En tout cas bien moins que le journalisme gratte papier qui consiste à reprendre des dépêches AFP, parler de Paris Hilton ou de la commission d'enquête parlementaire de l'équipe de France de football (important ça pour les français) ou à reprendre en cœur (et sans discernement ou contradiction) les déclarations du gouvernement.
La crise économique, Internet et l'arrivée des gratuits n'ont pas arrangé les choses. Le petit monde de la presse papier me semble bien en peine à remettre en cause ses acquis, un peu comme l'industrie du divertissement d'ailleurs.
Rares sont les exceptions. La seule qui me vient à l'esprit, en France, c'est le canard enchainé. J'espère me tromper et en avoir oublié, mais en y pensant quelques minutes, rien ne me vient à l'esprit. Les autres se trouvent sur Internet.
Peut être le salut vient-il de l'extérieur ? Peut être que la mouvance de l'opendata/government transparency, les initiatives à la regards citoyens et leurs équivalents partout dans le monde, ou encore wikileaks.
Ces initiatives permettent de mettre à disposition une masse impressionnante de données, avec tous les outils nécessaires pour l'analyse. Le boulot est prémaché. Il ne reste plus qu'au journaliste sous la pression du manager pressé à reprendre les résultats et à interpréter rapidement en mettant en forme.
Reste à savoir si cette manière de fonctionner peut se transposer facilement. Ce n'est pas gagné d'avance.
# Anéfé.
Posté par j_kerviel . En réponse au journal Les journalistes et les chiffres. Évalué à 3.
Depuis un bout de temps déjà, on a besoin de choc, de vitesse, de faire vendre du nombre, pas de la qualité.
Paris Match, Gala, voici ne datent pas d'hier. Les tabloïds anglais à scandale non plus.
Le reste n'est que l'évolution naturelle. Le journalisme d’investigation n'est pas rentable. En tout cas bien moins que le journalisme gratte papier qui consiste à reprendre des dépêches AFP, parler de Paris Hilton ou de la commission d'enquête parlementaire de l'équipe de France de football (important ça pour les français) ou à reprendre en cœur (et sans discernement ou contradiction) les déclarations du gouvernement.
La crise économique, Internet et l'arrivée des gratuits n'ont pas arrangé les choses. Le petit monde de la presse papier me semble bien en peine à remettre en cause ses acquis, un peu comme l'industrie du divertissement d'ailleurs.
Rares sont les exceptions. La seule qui me vient à l'esprit, en France, c'est le canard enchainé. J'espère me tromper et en avoir oublié, mais en y pensant quelques minutes, rien ne me vient à l'esprit. Les autres se trouvent sur Internet.
Peut être le salut vient-il de l'extérieur ? Peut être que la mouvance de l'opendata/government transparency, les initiatives à la regards citoyens et leurs équivalents partout dans le monde, ou encore wikileaks.
Ces initiatives permettent de mettre à disposition une masse impressionnante de données, avec tous les outils nécessaires pour l'analyse. Le boulot est prémaché. Il ne reste plus qu'au journaliste sous la pression du manager pressé à reprendre les résultats et à interpréter rapidement en mettant en forme.
Reste à savoir si cette manière de fonctionner peut se transposer facilement. Ce n'est pas gagné d'avance.