• [^] # Re: Mode paranoïaque=1

    Posté par . En réponse à la dépêche SSSCA ou la tentative de tuer le logiciel libre ?. Évalué à 0.

    Parce que dans un premier temps, Microsoft n'est pas un éditeur de films ou de musique, donc pas - directement - concerné par cette mesure. Donc un point de réglé.

    Ensuite, écouter de la musique, voir des films, bref faire du « multimédia » dans tous les sens, c'est précisément le crédo de Windows, et l'attente de 90% de ses utilisateurs. De la même façon que Microsoft tolère silencieusement le piratage « domestique » de son système d'exploitation (sinon il y aurait des dongles partout car ceux-ci restent rentables sur un système d'exploitation répandu mondialement et vendu pourtant plus de 1000 francs), Bill ferme les yeux sur le piratage audiovisuel numérique, puisque cela fait marcher son business à lui (et c'est tout ce qui compte, comme chacun le sait).

    Notons aussi qu'à terme, Microsoft finira forcément par retourner sa veste car:

    - Soit l'acte est quand même ratifié; dans ce cas, Microsoft sera obligé d'adapter son OS, ce qu'il fera sans peine, et par la suite il pourra se servir de l'acte pour éliminer tous les concurrents incapables de sécuriser leur système, et spécialement le logiciel libre, contre lequel Steve Balmer est officiellement en guerre et qui ne pourra s'inscrire dans le cadre d'un tel acte.

    - Soit, ce qui est plus probable, ils renforcent leur politique de "flux-audio-propriétaire-visant-à-éliminer-le-piratage" (et-à-éliminer-le-concurent-propriétaire-mp3), et cela non pas pour anéantir l'échange de flux audio numérique sur le net, mais pour en prendre le contrôle absolu, extactement comme ils le font déjà pour .net et passport.

    A l'issue de ce dernier cas, ils n'ont plus qu'à proposer directement aux majors du disque de centraliser et redistribuer leur flux moyennant finances (et commissions conséquentes). Dès lors, ils ont justement tout intéret à ce que les OS non sécurisés soient interdits: Cela mettrait à mal leur nouvelle plateforme commerciale.

    Ils établissent de fait un monopole de plus, bien à l'abri des lois antitrust car le concept même sera obsolète avant que toute action ne soit réellement entreprise. D'autant que cette fois, le gouvernement serait complice.