Première question : quelle distribution utilisaient les 3 personnes déçues ?
Sinon, rien à redire sur cette analyse. KDE c'est lourd, de plus en plus lourd si je vois KDE4. Gnome je connais mal donc je m'abstiendrai.
Pour Wine, le soucis ce sont les régressions. Tantôt on lance un case et ce sera corrigé dans la prochaine version. Plus tard, une mise à jour foutra le boxon.
Le libre a des avantages et des inconvénients. Le principal avantage c'est qu'un Soft libre, même pourri, pourra continuer à vivre car quelqu'un qui aura du temps pourra le reprendre. Un logiciel propriétaire, même excellent, peut mourir s'il n'est pas rentable (qui se souvient de MainActor, certainement la meilleure offre de montage vidéo sous Linux, aujourd'hui défunt)
Les inconvénients, c'est que la plupart des contributeurs ne vivent pas du projet : ils s'y mettent s'ils ont du temps, n'obeissent pas à une demande du marché mais veulent se faire plaisir, quitte à décevoir certains utilisateurs. Si leur mise à jour merde ils ne perdront pas leur boulot. C'est moins vrai pour un développeur de soft proprio payant, surtout les petits logiciels qui se doivent d'être quasi parfait pour gagner - et ne pas perdre - des utilisateurs.
Petites histoires sur les relations utilisateur/communauté/entreprise :
- Pidgin : un jour j'ai fait remarqué sur IRC qu'il manquait la fonctionnalité vidéo sur le logiciel. J'ai eu comme réponse "t'as qu'à le faire toi même" de la part d'un responsable du projet. Je ne pense pas qu'un responsable d'une société m'aurait dit la même chose
- La communauté OpenOffice m'a emmené mainte fois balader - voire ignorer comme une merde - lorsque j'ai remonté tout un tas d'incident de compatibilité avec MS Office et leur propre format ODF. Beaucoup refusent de voir la réalité en face. La lourdeur du produit, le manque de finition dans les filtres, les bugs d'affichage... de l'autre côté j'ai remonté des incidents à SoftMaker et ThinkFree, tout en montrant la concurrence. Et là, miracle, j'ai été accueilli à bras ouverts et les incidents ont tous été référencés
La mentalité est différente, et je conçois que ça peut en choquer plus d'un.
Dernière histoire à la con : la date de mon bios était mal réglée. Je la règle et je fais une erreur (format américain/européen inversé, merci MSI). Je sauvegarde et je relance et pouf, Linux ne se lance plus, me disant que le FS est corrompu et qu'il faut relancer fsck
J'ai cherché pendant une erreur pour me rendre compte que la date du bios était antérieure à la date du dernier montage de la partition EXT3 et que Linux croyais que c'était corrompu. La commande fsck ne donnait rien. Il fallait utiliser mount avec l'option remount., quelque chose comme ça. Un linuxien averti dira que c'est normal et simple mais je vois mal le papa s'en dépêtrer.
L'ironie c'est que mes partition ReiserFS de plus de 6 ans n'ont pas gueulée et que ce sont mes partitions EXT3 super à la pointe qui a provoqué cela. Par chance je n'ai rien perdu.
Cette histoire d'ABI instable qui change tous les 4 matins est encore une preuve de l'immaturité, en quelque sorte, du système Linux. Un constructeur devrait avoir la liberté de ne pas livrer ses sources. Et quoi de plus con de livrer ses specs pour que des personnes qui n'ont rien à voir avec cette société puissent développer des drivers. En tant qu'assembleur je me méfierai, je préfererais que le constructeur maintienne lui même les pilotes de son propre matériel, quoi de plus logique, même avec l'appui de contributeurs indépendants.
Et puis ceux qui font l'éloge des drivers libre, je leur conseille de comparer les derniers drivers Nvidia au driver libre Nouveau, voire les perfs, à matériel égal, entre les cartes Nvidia et Intel, l'un avec les drivers constructeur, et l'autre dirver libre. Après on en reparle.
[^] # Re: La triste conclusion
Posté par Samuel Pajilewski . En réponse au journal iOS dépasserait Linux en terme de nombre d'utilisateurs (?). Évalué à 1.
Sinon, rien à redire sur cette analyse. KDE c'est lourd, de plus en plus lourd si je vois KDE4. Gnome je connais mal donc je m'abstiendrai.
Pour Wine, le soucis ce sont les régressions. Tantôt on lance un case et ce sera corrigé dans la prochaine version. Plus tard, une mise à jour foutra le boxon.
Le libre a des avantages et des inconvénients. Le principal avantage c'est qu'un Soft libre, même pourri, pourra continuer à vivre car quelqu'un qui aura du temps pourra le reprendre. Un logiciel propriétaire, même excellent, peut mourir s'il n'est pas rentable (qui se souvient de MainActor, certainement la meilleure offre de montage vidéo sous Linux, aujourd'hui défunt)
Les inconvénients, c'est que la plupart des contributeurs ne vivent pas du projet : ils s'y mettent s'ils ont du temps, n'obeissent pas à une demande du marché mais veulent se faire plaisir, quitte à décevoir certains utilisateurs. Si leur mise à jour merde ils ne perdront pas leur boulot. C'est moins vrai pour un développeur de soft proprio payant, surtout les petits logiciels qui se doivent d'être quasi parfait pour gagner - et ne pas perdre - des utilisateurs.
Petites histoires sur les relations utilisateur/communauté/entreprise :
- Pidgin : un jour j'ai fait remarqué sur IRC qu'il manquait la fonctionnalité vidéo sur le logiciel. J'ai eu comme réponse "t'as qu'à le faire toi même" de la part d'un responsable du projet. Je ne pense pas qu'un responsable d'une société m'aurait dit la même chose
- La communauté OpenOffice m'a emmené mainte fois balader - voire ignorer comme une merde - lorsque j'ai remonté tout un tas d'incident de compatibilité avec MS Office et leur propre format ODF. Beaucoup refusent de voir la réalité en face. La lourdeur du produit, le manque de finition dans les filtres, les bugs d'affichage... de l'autre côté j'ai remonté des incidents à SoftMaker et ThinkFree, tout en montrant la concurrence. Et là, miracle, j'ai été accueilli à bras ouverts et les incidents ont tous été référencés
La mentalité est différente, et je conçois que ça peut en choquer plus d'un.
Dernière histoire à la con : la date de mon bios était mal réglée. Je la règle et je fais une erreur (format américain/européen inversé, merci MSI). Je sauvegarde et je relance et pouf, Linux ne se lance plus, me disant que le FS est corrompu et qu'il faut relancer fsck
J'ai cherché pendant une erreur pour me rendre compte que la date du bios était antérieure à la date du dernier montage de la partition EXT3 et que Linux croyais que c'était corrompu. La commande fsck ne donnait rien. Il fallait utiliser mount avec l'option remount., quelque chose comme ça. Un linuxien averti dira que c'est normal et simple mais je vois mal le papa s'en dépêtrer.
L'ironie c'est que mes partition ReiserFS de plus de 6 ans n'ont pas gueulée et que ce sont mes partitions EXT3 super à la pointe qui a provoqué cela. Par chance je n'ai rien perdu.
Cette histoire d'ABI instable qui change tous les 4 matins est encore une preuve de l'immaturité, en quelque sorte, du système Linux. Un constructeur devrait avoir la liberté de ne pas livrer ses sources. Et quoi de plus con de livrer ses specs pour que des personnes qui n'ont rien à voir avec cette société puissent développer des drivers. En tant qu'assembleur je me méfierai, je préfererais que le constructeur maintienne lui même les pilotes de son propre matériel, quoi de plus logique, même avec l'appui de contributeurs indépendants.
Et puis ceux qui font l'éloge des drivers libre, je leur conseille de comparer les derniers drivers Nvidia au driver libre Nouveau, voire les perfs, à matériel égal, entre les cartes Nvidia et Intel, l'un avec les drivers constructeur, et l'autre dirver libre. Après on en reparle.