Le monsieur du dessus a déjà dit une partie de ce que je voulais dire :)
Pour le « Tu veux que les logiciels aient le plus fonctionnalités possibles, mais sans dépendance », non, j'y ai répondu plus haut.
Je rajouterai que non, la Slack n'est pas une collection de programmes ne dépendant que de la libc. Elle essaye juste d'éviter les dépendances abusives.
Comme exemple, je me permets de citer un commentaire (http://linuxfr.org/comments/848574.html#848574 ):
Une fois, j'avais tenté d'installer une Debian light, avec uniquement KDE. Et là, pour imprimer, je décide d'installer CUPS. Du coup, apt-get me descend tout Gnome, parce que le petit gaillard qui avait compilé CUPS avait mis comme dépendance gimp-print ou un truc dans le genre. Ce n'est qu'un des nombreux exemples de ce qui m'a toujours gavé avec les gestions de dépendances.
L'intérêt de la Slack, c'est que justement tu n'installes pas tous les softs à la main. Tu as une distribution assez complète et surtout avec la base fondamentale qui te permet de construire ce qui peut te manquer sans souci. En gros, Volkerding t'installe toutes les dépendances les plus courantes, et après tu te débrouilles. Et moi, honnêtement, je ne veux rien d'autre, je trouve toujours que les autres distribes se mettent en travers de ma route.
Un autre exemple, c'est Gnome, qui je le rappelle, a été enlevé de la distribution en 2005 à cause de ces dépendances qui partent dans tous les sens (et à l'époque, ça ne faisait qu'empirer ; la situation s'améliore tout de même aujourd'hui). Un lien pour te donner une comparaison de ce que c'était à l'époque : http://people.freebsd.org/~adamw/gnome_kde_deps/
(Et, franchement, à l'utilisation, j'ai quasiment rien contre Gnome)
Si Pat (le mainteneur de Slackware) procède ainsi, c'est qu'il y a, à mon avis, deux raisons :
– Il a décidé d'être le seul mainteneur de la distribution. Il est aidé, mais c'est le seul à prendre les décisions, à construire les paquets et à maintenir la cohérence du système. Comme il le disait à l'époque, la maintenance de Gnome lui demandait le tiers du temps qu'il consacrait à toute la distribution. Techniquement; ce n'était plus possible ;
– La philosophie de la Slack est "KISS" (Keep It Simple, Stupid). Elle cherche à être la distribution Linux la plus Unix-like (par exemple, il a porté le inetd d'OpenBSD parce qu'il le jugeait beaucoup plus simple que le xinetd de Red Hat, il a gardé un init à la BSD très très simple...), à rester à taille humaine, à rester le plus proche possible des sources originales (pas de patch d'hypercorrection type OpenSSL chez Debian), et à ne pas mettre de bâtons dans les roues des utilisateurs, tout ça afin qu'ils puissent rester maître de leur système.
Je pense qu'elle a d'ailleurs pas mal inspiré les Gentoo et Arch que tu cites.
Et les slackers sont généralement « méfiants » quand un programme commence à demander beaucoup de dépendances, surtout du côté de chez Gnome (je ne compte plus les softs, qui, petit à petit, se sont mis à demander la moitié de Gnome), mais aussi de PAM, PulseAudio, et d'autres trucs que nous n'apprécions généralement pas tellement.
Un autre « problème », ce sont les distribution grand public, lorsqu'elles imposent implicitement leurs technologies / choix. Parce que quand une distribution devient populaire, la probabilité que les gens se mettent à penser que ses choix sont des standards ne fait qu'augmenter (Pat a par exemple eu besoin d'un violent patch pour que KDE4 fonctionne sans PAM; voir ses "ChangeBlogs" si tu veux d'autres exemples).
Mais ne t'inquiète pas, on survit.
a systems programmer has seen the terrors of the world and understood the intrinsic horror of existence
[^] # Re: Plus pour moi
Posté par Tsomi . En réponse au journal Vala LaTeXila 1.99, environnement LaTeX intégré en GTK. Évalué à 2.
Pour le « Tu veux que les logiciels aient le plus fonctionnalités possibles, mais sans dépendance », non, j'y ai répondu plus haut.
Je rajouterai que non, la Slack n'est pas une collection de programmes ne dépendant que de la libc. Elle essaye juste d'éviter les dépendances abusives.
Comme exemple, je me permets de citer un commentaire (http://linuxfr.org/comments/848574.html#848574 ):
Une fois, j'avais tenté d'installer une Debian light, avec uniquement KDE. Et là, pour imprimer, je décide d'installer CUPS. Du coup, apt-get me descend tout Gnome, parce que le petit gaillard qui avait compilé CUPS avait mis comme dépendance gimp-print ou un truc dans le genre. Ce n'est qu'un des nombreux exemples de ce qui m'a toujours gavé avec les gestions de dépendances.
L'intérêt de la Slack, c'est que justement tu n'installes pas tous les softs à la main. Tu as une distribution assez complète et surtout avec la base fondamentale qui te permet de construire ce qui peut te manquer sans souci. En gros, Volkerding t'installe toutes les dépendances les plus courantes, et après tu te débrouilles. Et moi, honnêtement, je ne veux rien d'autre, je trouve toujours que les autres distribes se mettent en travers de ma route.
Un autre exemple, c'est Gnome, qui je le rappelle, a été enlevé de la distribution en 2005 à cause de ces dépendances qui partent dans tous les sens (et à l'époque, ça ne faisait qu'empirer ; la situation s'améliore tout de même aujourd'hui). Un lien pour te donner une comparaison de ce que c'était à l'époque : http://people.freebsd.org/~adamw/gnome_kde_deps/
(Et, franchement, à l'utilisation, j'ai quasiment rien contre Gnome)
Si Pat (le mainteneur de Slackware) procède ainsi, c'est qu'il y a, à mon avis, deux raisons :
– Il a décidé d'être le seul mainteneur de la distribution. Il est aidé, mais c'est le seul à prendre les décisions, à construire les paquets et à maintenir la cohérence du système. Comme il le disait à l'époque, la maintenance de Gnome lui demandait le tiers du temps qu'il consacrait à toute la distribution. Techniquement; ce n'était plus possible ;
– La philosophie de la Slack est "KISS" (Keep It Simple, Stupid). Elle cherche à être la distribution Linux la plus Unix-like (par exemple, il a porté le inetd d'OpenBSD parce qu'il le jugeait beaucoup plus simple que le xinetd de Red Hat, il a gardé un init à la BSD très très simple...), à rester à taille humaine, à rester le plus proche possible des sources originales (pas de patch d'hypercorrection type OpenSSL chez Debian), et à ne pas mettre de bâtons dans les roues des utilisateurs, tout ça afin qu'ils puissent rester maître de leur système.
Je pense qu'elle a d'ailleurs pas mal inspiré les Gentoo et Arch que tu cites.
Et les slackers sont généralement « méfiants » quand un programme commence à demander beaucoup de dépendances, surtout du côté de chez Gnome (je ne compte plus les softs, qui, petit à petit, se sont mis à demander la moitié de Gnome), mais aussi de PAM, PulseAudio, et d'autres trucs que nous n'apprécions généralement pas tellement.
Un autre « problème », ce sont les distribution grand public, lorsqu'elles imposent implicitement leurs technologies / choix. Parce que quand une distribution devient populaire, la probabilité que les gens se mettent à penser que ses choix sont des standards ne fait qu'augmenter (Pat a par exemple eu besoin d'un violent patch pour que KDE4 fonctionne sans PAM; voir ses "ChangeBlogs" si tu veux d'autres exemples).
Mais ne t'inquiète pas, on survit.
a systems programmer has seen the terrors of the world and understood the intrinsic horror of existence