Dire que le juge ne dit pas l'histoire mais se contente de faire respecter la loi c'est une explication complètement hypocrite. Le problème posé par cette loi c'est justement que le droit définisse ce qu'on peut dire ou pas à propos d'évènements historiques.
Nope.
Ce qui est hypocrite c'est de se mettre dans une position toute théorique sur le sujet en disant que le juge ne doit pas définir l'histoire et de ne pas voir que ce sont les négationistes qui ont ouvert la boite de pandore en le forçant à le faire lors de procès tout en se servant dans le même mouvement de la justice comme relais de communication à leurs idées.
La loi en question ne fait que mitiger les dégats.
Les dégats sont mitigés parce que le juge ne juge pas sur "ce qu'on peut dire ou pas à propos d'évènements historiques" mais sur une attitude très clairement précisée qui est nuisible à tout ceux qui veulent parler sereinement de ces évènements. Ca comprend les victimes, les témoins, mais aussi les chercheurs en histoire qui ont autre chose à foutre que prouver à tout bout de champ des faits établis.
Je rapproche ça des lois sur la diffamation. On pourrait très bien dire qu'un juge n'a pas à juger "ce qu'on peut dire ou pas à propos d'une personne", mais ce n'est pas vrai dès lors que l'action est préjudiciable parce que les propos sont mensongers ou faux et portent tort à la réputation de la personne dont on parle.
Là aussi on pourrait parler de censure, on pourrait assimiler ça à un délit d'opinion de la même manière abusive que certains l'ont fait dans cette page, mais ça reste une tentative par la justice de réparer ou d'empêcher un tort.
Autre chose qui a tendance à me conforter dans le fait qu'une assimilation grave existe dans pas mal de conscience c'est le fait d'avoir découvert dans ce fil tous ceux qui pensaient que cette loi ne s'adressait qu'aux massacres de la seconde guerre mondiale et qu'elle était néfaste parce qu'elle "favorisait" et faisait d'eux une exception injuste pour les autres évènements de ce genre alors que la définition y était beaucoup plus large: génocides et crimes contre l'humanité.
C'est clairement un langage qui est créé à dessein pour isoler une partie de la population en inventant un traitement de faveur de la loi à leur égard alors qu'elle existe du fait de ses propres abus. Ensuite de bonne foi ce langage se répand au travers de vecteurs inconscients.
Plutôt que de participer à ce processus, il me semble que la bonne démarche si on est vraiment sincère sur le sujet serait pour ceux qui pensent ça de réclamer la reconnaissance de ces autres événements qu'ils trouvent insupportables, qu'ils estiment être des génocides ou des crimes contre l'humanité afin qu'ils soient eux aussi couverts par la loi, effaçant par là la prétendue injustice.
La liste est tellement longue ... rien qu'en y réfléchissant 2 mns, j'ai le vertige.
[^] # Re: Trop tard
Posté par imr . En réponse au journal Filtrage de sites webs en France, ça commence cet été !. Évalué à 4.
Nope.
Ce qui est hypocrite c'est de se mettre dans une position toute théorique sur le sujet en disant que le juge ne doit pas définir l'histoire et de ne pas voir que ce sont les négationistes qui ont ouvert la boite de pandore en le forçant à le faire lors de procès tout en se servant dans le même mouvement de la justice comme relais de communication à leurs idées.
La loi en question ne fait que mitiger les dégats.
Les dégats sont mitigés parce que le juge ne juge pas sur "ce qu'on peut dire ou pas à propos d'évènements historiques" mais sur une attitude très clairement précisée qui est nuisible à tout ceux qui veulent parler sereinement de ces évènements. Ca comprend les victimes, les témoins, mais aussi les chercheurs en histoire qui ont autre chose à foutre que prouver à tout bout de champ des faits établis.
Je rapproche ça des lois sur la diffamation. On pourrait très bien dire qu'un juge n'a pas à juger "ce qu'on peut dire ou pas à propos d'une personne", mais ce n'est pas vrai dès lors que l'action est préjudiciable parce que les propos sont mensongers ou faux et portent tort à la réputation de la personne dont on parle.
Là aussi on pourrait parler de censure, on pourrait assimiler ça à un délit d'opinion de la même manière abusive que certains l'ont fait dans cette page, mais ça reste une tentative par la justice de réparer ou d'empêcher un tort.
Autre chose qui a tendance à me conforter dans le fait qu'une assimilation grave existe dans pas mal de conscience c'est le fait d'avoir découvert dans ce fil tous ceux qui pensaient que cette loi ne s'adressait qu'aux massacres de la seconde guerre mondiale et qu'elle était néfaste parce qu'elle "favorisait" et faisait d'eux une exception injuste pour les autres évènements de ce genre alors que la définition y était beaucoup plus large: génocides et crimes contre l'humanité.
C'est clairement un langage qui est créé à dessein pour isoler une partie de la population en inventant un traitement de faveur de la loi à leur égard alors qu'elle existe du fait de ses propres abus. Ensuite de bonne foi ce langage se répand au travers de vecteurs inconscients.
Plutôt que de participer à ce processus, il me semble que la bonne démarche si on est vraiment sincère sur le sujet serait pour ceux qui pensent ça de réclamer la reconnaissance de ces autres événements qu'ils trouvent insupportables, qu'ils estiment être des génocides ou des crimes contre l'humanité afin qu'ils soient eux aussi couverts par la loi, effaçant par là la prétendue injustice.
La liste est tellement longue ... rien qu'en y réfléchissant 2 mns, j'ai le vertige.