La loi Gayssot sanctionne l’expression publique d’un discours négationniste. Elle ne dit pas l’histoire, mais prend acte de la réalité — dont l’histoire fait son matériau — comme critère d’identification du discours négationniste.
Les critiques de bonne foi qui ne font pas cette distinction font une deuxième objection en contradiction avec la première: par la loi Gayssot, c’est le juge qui dirait l’histoire. Cette affirmation est encore plus erronée que la première. Le juge se prononce par rapport à la loi, et non par rapport à l’histoire ou à la réalité. La loi Gayssot permet justement au juge de ne pas dire l’histoire, de ne pas avoir à se prononcer sur la qualité historienne des discours qu’il a à juger.
Avant l’existence de la loi Gayssot, à plusieurs reprises, des juges eurent à se prononcer sur des points d’histoire. C’était une aberration. Le juge n’a pas à se mêler d’histoire. Et de fait, c’est ce que la loi Gayssot permet d’éviter (Voir http://www.phdn.org/negation/troper.html). Le juge n’a plus à se prononcer que sur le respect ou le non-respect de cette loi. Il établit non la réalité du génocide, mais le fait du discours niant cette réalité : la personne accusée a-t-elle a-t-elle oui ou non tenu publiquement un discours niant la réalité du génocide ?
[^] # Re: Trop tard
Posté par imr . En réponse au journal Filtrage de sites webs en France, ça commence cet été !. Évalué à 2.
La loi Gayssot sanctionne l’expression publique d’un discours négationniste. Elle ne dit pas l’histoire, mais prend acte de la réalité — dont l’histoire fait son matériau — comme critère d’identification du discours négationniste.
Les critiques de bonne foi qui ne font pas cette distinction font une deuxième objection en contradiction avec la première: par la loi Gayssot, c’est le juge qui dirait l’histoire. Cette affirmation est encore plus erronée que la première. Le juge se prononce par rapport à la loi, et non par rapport à l’histoire ou à la réalité. La loi Gayssot permet justement au juge de ne pas dire l’histoire, de ne pas avoir à se prononcer sur la qualité historienne des discours qu’il a à juger.
Avant l’existence de la loi Gayssot, à plusieurs reprises, des juges eurent à se prononcer sur des points d’histoire. C’était une aberration. Le juge n’a pas à se mêler d’histoire. Et de fait, c’est ce que la loi Gayssot permet d’éviter (Voir http://www.phdn.org/negation/troper.html). Le juge n’a plus à se prononcer que sur le respect ou le non-respect de cette loi. Il établit non la réalité du génocide, mais le fait du discours niant cette réalité : la personne accusée a-t-elle a-t-elle oui ou non tenu publiquement un discours niant la réalité du génocide ?
La suite donne un exemple.