• [^] # Re: C'est dans le choix que l'on juge l'homme

    Posté par . En réponse au journal RMS répond aux questions de REDDIT. Évalué à 5.

    J'irai même plus loin en disant qu'on lui reproche de se battre pour la liberté, ce dont les gens ne veulent pas car comme chacun le sait, c'est une notion qui n'existe que chez les Bisounours et les vilains anarcho-trotskisto-fascistes qui brûlent tout.

    On lui en veut parce qu'il trouble notre tranquillité de consommateurs d'informatique, et merde c'est quand même bien normal que Microsoft ou Apple décident à nos places ce qu'on doit faire de leurs logiciels !?

    La notion de liberté véhicule la notion d'indépendance, elle-même renvoyant à la responsabilité, ce qui est assurément une perte de confort. C'est pas vendeur pour deux sous tout ça.

    L'humain est un idéaliste refoulé, celui qui s'assume est un danger pour les autres car il les renvoie à leur nature profonde, à plus forte raison s'il tente d'éveiller les consciences.

    J'ai eu la possibilité d'assister à l'une de ses conférences dans une école de commerce - qui était bondée, à ma grande surprise - et la première chose qui m'a frappé c'était de voir comme il s'employait à casser les codes.
    D'abord il avait une tenue vraiment (très) "décontractée" alors que l'auditoire était constitué essentiellement de jeunes cadres dynamiques en devenir, costard et brushing.
    Ensuite, alors que l'on venait d'éteindre les lumières de l'amphi pour projeter son image sur 4 écrans dans l'amphi, il avait demandé à ce que les lumières soient rallumées pour qu'il puisse voir à qui il s'adressait. Jusque dans la forme de ses discours, il tenait à abolir ce rapport intervenant/auditeur, acteur/spectateur, dominant/dominé. Il était l'égal de celui qu'il voulait toucher.
    Et ça, ça demande une sacrée dose d'humilité, à mille lieux de l'arrogance qu'on lui attribue si généreusement.