Rien de ce que tu dis n'implique que stallman ou gnu n'ait pas fait ou ne puisse pas faire d'erreur.
Quand le journaliste lui demande quelle est l'erreur la plus grave qu'il ait faite, il dit qu'il n'en voit pas puis sort son laius contre sa propre communauté. C'est un trait de caractère certainement propre aux hommes de pouvoir, et certainement un facteur important de la réussite de leur prise de pouvoir et de leur action. Mais il arrive un moment où cette capacité à être persuadé d'avoir raison contre tous devient contre productive quand elle empêche de reconnaitre des erreurs de cap et d'orienter différemment un projet.
Un mouvement politique n'a de valeur qu'à travers le nombre de personnes qu'il fait bouger. On s'en fout que 10% d'entre eux sont là pour pour les merguez ou les moules, qu'on soit 10 ou 1000 000, il y en aura toujours 10% qui sont là pour les merguez ou les moules. C'est humain!
Vouloir aller contre cette réalité, c'est devenir inhumain.
Cette inhumanité est tout à fait tolérable et justifiée quand il la dirige volontairement contre lui même, ce qui lui a donné la force d'agir et de prouver son point de vue. Elle est justifiée quand elle lui sert à créer un langage pur et cohérent qui permet d'avoir des repères dans un concept nouveau.
Elle n'est pas admissible quand il la dirige contre un jeune de 14 ans qui arrivait avec admiration pour le projet et le fustige pour ne pas utiliser une aberration de language qui est symptomatique de cette inhumanité.
Elle n'est plus justifiée quand elle sert à couvrir involontairement ses erreurs, la possibilité qu'elles existent, bref son humanité, en la dirigeant contre la communauté. C'est là que s'opère le glissement vers le culte de la personnalité qui est aussi préjudiciable pour lui que pour la communauté (parce que le projet y perd alors sa capacité à reconnaitre ses erreurs et donc à les corriger).
Un des symptomes du culte de la personnalité, c'est que la communauté au lieu de s'étendre autour de son noyau dur va s'y retrouver restreint, et s'endurcir encore plus. On n'y trouvera que des gens qui reprennent le langage verbatim du leader quelle que soit la discussion. Il y a un effet d'attraction à faire partie d'une communauté restreinte et endurcie, c'est cool de devenir un des purs et durs.
J'appelle ça l'effet kyste cool.
[^] # Re: C'est dans le choix que l'on juge l'homme
Posté par imr . En réponse au journal RMS répond aux questions de REDDIT. Évalué à 4.
Quand le journaliste lui demande quelle est l'erreur la plus grave qu'il ait faite, il dit qu'il n'en voit pas puis sort son laius contre sa propre communauté. C'est un trait de caractère certainement propre aux hommes de pouvoir, et certainement un facteur important de la réussite de leur prise de pouvoir et de leur action. Mais il arrive un moment où cette capacité à être persuadé d'avoir raison contre tous devient contre productive quand elle empêche de reconnaitre des erreurs de cap et d'orienter différemment un projet.
Un mouvement politique n'a de valeur qu'à travers le nombre de personnes qu'il fait bouger. On s'en fout que 10% d'entre eux sont là pour pour les merguez ou les moules, qu'on soit 10 ou 1000 000, il y en aura toujours 10% qui sont là pour les merguez ou les moules. C'est humain!
Vouloir aller contre cette réalité, c'est devenir inhumain.
Cette inhumanité est tout à fait tolérable et justifiée quand il la dirige volontairement contre lui même, ce qui lui a donné la force d'agir et de prouver son point de vue. Elle est justifiée quand elle lui sert à créer un langage pur et cohérent qui permet d'avoir des repères dans un concept nouveau.
Elle n'est pas admissible quand il la dirige contre un jeune de 14 ans qui arrivait avec admiration pour le projet et le fustige pour ne pas utiliser une aberration de language qui est symptomatique de cette inhumanité.
Elle n'est plus justifiée quand elle sert à couvrir involontairement ses erreurs, la possibilité qu'elles existent, bref son humanité, en la dirigeant contre la communauté. C'est là que s'opère le glissement vers le culte de la personnalité qui est aussi préjudiciable pour lui que pour la communauté (parce que le projet y perd alors sa capacité à reconnaitre ses erreurs et donc à les corriger).
Un des symptomes du culte de la personnalité, c'est que la communauté au lieu de s'étendre autour de son noyau dur va s'y retrouver restreint, et s'endurcir encore plus. On n'y trouvera que des gens qui reprennent le langage verbatim du leader quelle que soit la discussion. Il y a un effet d'attraction à faire partie d'une communauté restreinte et endurcie, c'est cool de devenir un des purs et durs.
J'appelle ça l'effet kyste cool.