Les scientifiques qui croient que « les faits devaient parler d’eux-même » sont dans leur tour d’ivoire.
Les fait ne parlent jamais d'eux même mais un bon scientifique doit savoir sortir l'information pertinente parmi la masse de chiffres disponibles. Ca n'est pas de la communication mais de l'argumentation. Il s'agit de sortir des hypothèses l'information pertinente. Il n'y a pas besoin de "romancer" les faits, ça dessert le propos.
Il y a quelques jours j'écoutais une émission de radio où un des intervenants a copieusement mouché son interlocuteur qui était un socio-philo-pipologue professionel. A chaque fois que l'autre sortait ses opinions bien arrêtées (et basées uniquement sur son intime conviction), il lui mettait sous le nez le chiffre qui contredisait complètement sa théorie. A la fin, le pipologue ne savait plus vraiment quoi répondre. C'est ça un bon scientifique : Sortir parmi les informations disponibles celle qui permet de trancher.
« We need to make the narrative more compelling. Scientists risk their lives and fortunes to do something that is, in many cases, an act of faith. They're heroes. It’s a beautiful thing »
Il ne faut pas pousser. Les scientifiques qui risquent leur vie, il n'y en a pas beaucoup. Voir les mots "scientifique" et "foi" dans la même phrase, déjà ça me choque. Un scientifique ne crois pas, il démontre. C'est un peu le problème du climategate. Certains se sont cru investis d'une mission d'évangélisation et en ont dénaturé des fait pour les faire plier à leur vision. Au final, ils ont décrédibilisé les gens sérieux.
« I've been working in climate science for 20 years, and it breaks my heart that people don’t believe in what I do »
Encore une fois, c'est justifié. Le doute, la remise en question, c'est la base de la science. Quelqu'un demande au gens de le croire sur parole parce qu'il est une référence n'est pas un scientifique mais un gourou. On a le droit de douter jusqu'à ce qu'une preuve soit apportée. Or, pour ce qui est du climat, on ne peut qu'avancer des théorie et avoir un faisceau de présomptions. C'est à ça qu'on reconnait les gens sérieux : Il ne prétendent pas tout savoir et admettent que le climat est encore trop complexe pour tirer des conclusions définitives.
# La confiance se mérite
Posté par Croconux . En réponse au journal L’anti-rationnalisme comme réaction au scientisme politique ?. Évalué à 2.
Les fait ne parlent jamais d'eux même mais un bon scientifique doit savoir sortir l'information pertinente parmi la masse de chiffres disponibles. Ca n'est pas de la communication mais de l'argumentation. Il s'agit de sortir des hypothèses l'information pertinente. Il n'y a pas besoin de "romancer" les faits, ça dessert le propos.
Il y a quelques jours j'écoutais une émission de radio où un des intervenants a copieusement mouché son interlocuteur qui était un socio-philo-pipologue professionel. A chaque fois que l'autre sortait ses opinions bien arrêtées (et basées uniquement sur son intime conviction), il lui mettait sous le nez le chiffre qui contredisait complètement sa théorie. A la fin, le pipologue ne savait plus vraiment quoi répondre. C'est ça un bon scientifique : Sortir parmi les informations disponibles celle qui permet de trancher.
« We need to make the narrative more compelling. Scientists risk their lives and fortunes to do something that is, in many cases, an act of faith. They're heroes. It’s a beautiful thing »
Il ne faut pas pousser. Les scientifiques qui risquent leur vie, il n'y en a pas beaucoup. Voir les mots "scientifique" et "foi" dans la même phrase, déjà ça me choque. Un scientifique ne crois pas, il démontre. C'est un peu le problème du climategate. Certains se sont cru investis d'une mission d'évangélisation et en ont dénaturé des fait pour les faire plier à leur vision. Au final, ils ont décrédibilisé les gens sérieux.
« I've been working in climate science for 20 years, and it breaks my heart that people don’t believe in what I do »
Encore une fois, c'est justifié. Le doute, la remise en question, c'est la base de la science. Quelqu'un demande au gens de le croire sur parole parce qu'il est une référence n'est pas un scientifique mais un gourou. On a le droit de douter jusqu'à ce qu'une preuve soit apportée. Or, pour ce qui est du climat, on ne peut qu'avancer des théorie et avoir un faisceau de présomptions. C'est à ça qu'on reconnait les gens sérieux : Il ne prétendent pas tout savoir et admettent que le climat est encore trop complexe pour tirer des conclusions définitives.