Bon. Il y a des touristes, qui louent une bicyclette, qui prennent les rues à la one again, font un kilomètre, plein de sens interdits et de petites rues.
Et puis il y a des cyclistes, qui font 20 ou 30 kilomètres par jour. Qui utilisent leur bécane pour traverser Paris d'un bout à l'autre. Qui, invités à la RACHE® pour un dîner le soir même, à 20 kilomètres de l'endroit où ils sont, répondent présent et enfourchent leur bicyclette pour s'y rendre. Ceux-là ne peuvent tout simplement pas se permettre d'y aller à la one again :
— c'est trop dangereux, avec 5.000 kilomètres par ans, rouler n'importe comment c'est un bon moyen pour être en fauteuil roulant deux ans plus tard ;
— c'est trop lent : quand on roule pour de vrai, hors des boulevards on passe de 30 km/h à 10 km/h de moyenne.
Bref, pour en revenir au sujet, quand on s'amuse à vélo, qu'on va acheter son pain, bref pour les amateurs, on n'a pas besoin de plan. Mais quand on roule pour de bon, bien sûr qu'on en a besoin. On ne peut pas traverser une ville à la boussole, et espérer arriver en une demi-heure à l'adresse précise où on a rendez-vous.
Donc les touristes, louez des bicyclettes tant que vous voulez pour vos loisirs ou pour votre sport du dimanche, mais n'oubliez pas qu'il y a des gens pour qui le vélo est avant tout un moyen de transport. Des gens pour qui vos trajets de moins de deux kilomètres sont négligeables devant leur déplacement quotidien. Des gens qui roulent deux fois plus vite que vous, et qui voudraient vous dépasser sur la piste cyclables. Des gens pour qui les patins de freins, ça s'achète par lots de 10 et ça se change une fois tous les deux mois.
[^] # Re: Une autre piste est possible
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Pour la libération des cartes cyclables d'Île-de-France. Évalué à 3.
Et puis il y a des cyclistes, qui font 20 ou 30 kilomètres par jour. Qui utilisent leur bécane pour traverser Paris d'un bout à l'autre. Qui, invités à la RACHE® pour un dîner le soir même, à 20 kilomètres de l'endroit où ils sont, répondent présent et enfourchent leur bicyclette pour s'y rendre. Ceux-là ne peuvent tout simplement pas se permettre d'y aller à la one again :
— c'est trop dangereux, avec 5.000 kilomètres par ans, rouler n'importe comment c'est un bon moyen pour être en fauteuil roulant deux ans plus tard ;
— c'est trop lent : quand on roule pour de vrai, hors des boulevards on passe de 30 km/h à 10 km/h de moyenne.
Bref, pour en revenir au sujet, quand on s'amuse à vélo, qu'on va acheter son pain, bref pour les amateurs, on n'a pas besoin de plan. Mais quand on roule pour de bon, bien sûr qu'on en a besoin. On ne peut pas traverser une ville à la boussole, et espérer arriver en une demi-heure à l'adresse précise où on a rendez-vous.
Donc les touristes, louez des bicyclettes tant que vous voulez pour vos loisirs ou pour votre sport du dimanche, mais n'oubliez pas qu'il y a des gens pour qui le vélo est avant tout un moyen de transport. Des gens pour qui vos trajets de moins de deux kilomètres sont négligeables devant leur déplacement quotidien. Des gens qui roulent deux fois plus vite que vous, et qui voudraient vous dépasser sur la piste cyclables. Des gens pour qui les patins de freins, ça s'achète par lots de 10 et ça se change une fois tous les deux mois.