• [^] # Re: Utilisez la licence qui vous convient

    Posté par . En réponse au journal Pourquoi vous ne devriez pas utiliser ni la GPL ni la BSD. Évalué à 3.

    "C'est un frein à la liberté pour celui qui souhaite réutiliser les sources, sans pour autant devoir obéir à ce qu'un autre a décidé."
    Celui qui souhaite réutiliser les sources reconnaît l'utilité de ces sources, voire leur caractère indispensable. Accorder tant d'importance à un code source qu'on préfère l'intégrer tel quel à son projet plutôt que le réécrire permet de se faire une idée du lien de dépendance qui peut apparaître entre un utilisateur et un programme, et, par extension, entre un utilisateur et un programmeur si ce dernier ne fait pas le choix de rompre ce lien.
    Le copyleft n'est là que pour garantir les libertés de tous les utilisateurs y compris des logiciels dérivés. Il permet non pas de freiner la liberté de "*celui* qui souhaite réutiliser les sources" mais de la garantir pour *tous ceux* qui souhaitent réutiliser les sources.

    "C'est une vision réductrice de discussion bar PMU, le "on nous ment on nous spolie", "le méchant industriel aura notre peau"...
    Ne sous-entends-tu pas juste en -dessous que le système a été perverti, créditant par la même mes propos ?

    "Les brevets visaient à l'origine a participer à la création et l'innovation en permettant à un inventeur de jouir exclusivement de ses inventions, tout en permettant de les diffuser, pour que d'autres puissent en profiter et les améliorer à leur tour. Complètement à l'opposé du secret industriel.
    Si le système a été perverti ensuite, c'est un autre débat."
    Tu me dis que la notion de brevet est apparue pour favoriser l'innovation et que si aujourd'hui, a fortiori dans le monde du logiciel, ce système a été détourné pour permettre "à un inventeur de jouir exclusivement de ses inventions" mais sans "que d'autres puissent en profiter et les améliorer à leur tour" c'est un autre débat ? J'aimerais savoir ce qui permet de les dissocier et de dire lequel des deux doit avoir lieu sur le fil de ce journal.

    "On a les gouvernants que l'on mérite. Mais c'est hors sujet."
    J'aurais tendance à être d'accord mais notre belle démocratie implique une petite précision, aussi je reformule :
    On a les gouvernants que méritent les personnes autorisées à répondre à un QCM et qui ont formulé la réponse ayant le plus d'occurences.
    C'est effectivement hors sujet.

    "Le fait que je ne puisse pas emprunter de son code ne m'empêche vraiment pas de dormir."
    Alors le fait de pouvoir emprunter du code sous GPL mais de le rediffuser sous la même licence ne devrait pas t'empêcher de dormir non plus.

    "C'est un problème?"
    Pas pour moi en tout cas, je le faisait remarquer pour minorer "Google est un grand contributeur aux LLs, notamment Linux". Si Google ne supporte pas le copyleft, c'est pas parce que ça l'empêche de contribuer au libre, c'est parce que ça l'empêche de transformer le libre en privateur.

    "Vision très réductrice.
    Si je comprends bien, avoir un binaire sans les sources est privateur de liberté, mais un éditeur qui offre des services sans avoir de réel controle dessus (indexation des mails? moteur de recherche omniprésent?) n'en pose pas. Bon... faut croire que la carotte est bonne."
    Tu comprends mal. Les services sur lesquels l'utilisateur ne peut avoir le contrôle sont aussi privateurs, mais la GPL implique des contraintes sur la diffusion du logiciel, pas sur son utilisation. D'ailleurs si t'es pas d'accord avec la licence t'as quand même le droit d'utiliser le programme.

    "L'innovation technologique, la recherche, la connaissance, a un cout. Et ce cout, suivant le contexte, doit être supporté. Pour un industriel, cela se fait en vendant des produits et des services, qui ne peuvent être partagés "gratuitement". Certains le font en espèces sonnantes et trébuchantes, d'autres en accumulant des informations pour mieux cibler la publicité."
    Oui. Mais si les industriels arrêtaient de faire cracher au bassinet une fois ces coûts amortis, ça se saurait.
    Que l'industriel veuille engranger des bénéfices en vendant des logiciels fermés, soit. Que des développeurs de logiciels fassent le choix de licences permissives pour aider ces industriels de parvenir à leur fins, soit aussi. Mais je ne vois pas au nom de quoi on pourrait reprocher à ceux qui font du libre avec copyleft de freiner l'innovation car ils garantissent justement que leur code puisse toujours la servir, dû-t-elle être en opposition avec le modèle économique de l'industriel.

    "Dans l'enseignement et la recherche publique, ce sont vos impots (ou ceux de vos parents) qui le permettent.
    Faut arrêter avec l'idéologie du "je partage tout, même mon lit et mon porte monnaie...""
    Comme tu le dis, je partage déjà mon porte-monnaie à travers mes impôts. Mais je ne vois pas le rapport.