• [^] # Re: dilemme

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal racketiciel.info et AFUL. Évalué à 4.

    Je suis syndicaliste et je peux te dire que nombre de nos concitoyens ne voient aucun inconvénient à faire appel à une organisation collective sans pour autant donner une quelconque contrepartie.
    Ça fait mal au c... surtout pour ceux qui donnent, ou qui militent bénévolement et qui, souvent, ne demandent rien.


    Tu as donné pour tous les logiciels libres que tu utilises, sans exception?
    Parce que 99.999% des utilisateurs de logiciels libres ne le font pas (certains le font à un ou deux logiciels, mais tous? Je ne connais personnellement aucune personne qui l'a fait pour tous les logiciels, en suivant ta logique ça devrait faire mal a cul de plein de programmeurs dont tu utilises les logiciels sans contribuer financièrement)

    Et la, tu critiques le fonctionnement actuel du libre : peu de cotisants, beaucoup de bénéficiaires. J'espère que tu as cotisé à tous les logiciels que tu utilises pour faire cette morale. Si tu ne l'as pas fait, il n'y a aucune raison que ça te fasse mal au cul pour ton syndicat vu que tu fais pareil pour les autres.

    C'est leur droit mais ceux qui perdent leur journée de salaire pour les autres l'ont un peu saumâtre...

    Ils ont choisit non? Quelqu'un les a obligé? Pourquoi être saumâtre alors?

    Et ceux qui proclament que les grèves ne servent à rien mais qui acceptent de profiter des acquis sociaux ?

    Les acquis sociaux peuvent être acquis d'une autre manière que par la grève. Ce genre de phrase est un exemple typique de pourquoi je n'adhère pas à un syndicat. Dans d'autres pays, la grève est synonyme d'échec de la part des syndicat, d'arme de dernier recours après l'épuisement de toutes les autres formes de discussion, en France c'est on commence par la grève. Désolé, mais je ne cotiserai pas pour ce genre de philosophie : les acquis sociaux peuvent se faire sans grève préalable aussi : trop de grève tue les grèves. Certes le gouvernement français est pas très "dialogue social" non plus, mais tant que je n'entendrai pas un syndicat affirmer haut et fort que la grève c'est pas bien et que ce sera utilisé qu'en dernier recours, ben non, je ne cotiserai pas (ça et d'autres choses bloquantes complet)

    prennent conscience que derrière des sigles il y a des gens qui bossent pour eux

    ou contre eux : nous n'adhérons pas tous aux idées défendues par les syndicats, voir nous pouvons penser que ce que font les syndicats vont contre l'intérêt commun.