(titre tiré de "Le signe de la Licorne", R.Zelazny)
Pourquoi nier ce désir, pourquoi renier cet appel? Ecrire du code est ta voie, et sa voix passe par toi.
Tu es bien mal en point, mon frère, mais tu possède tous les fermants nécessaires en toi, dans ton histoire et dans ton environnement pour atténuer cette douleur, calmer cette pulsion, assouvir cette soif... Et la communauté vers laquelle tu tends l'expression de tes sentiments est la réponse. Ton geste même la résume.
Oui, ton cas n'est pas isolé. Oui, d'autres individus ont des parcours chaotiques, faits de hauts et de bas. Aussi de peur, et d'échecs cumulés. (Coucou!) On parle trop de parcours réussis, d'individus brillants: n'y a-t-il de place que pour ceux-là? Il y a de la diversité dans les situations et les comportements, les idées et les projets.
Mes conseils (en dehors de se faire aider psycho-physiologiquement -- médicaments, psychothérapie -- et non, ce ne sont pas des termes grossiers!): lance-toi! Trouve un langage de prog. qui te convient, pas qui t'es imposé (par les autres, le marché, etc.). Créée, innove, essaye, note à propos de tes essais (sentiments, plus et moins, etc.).
Fais fructifier tous les temps que tu peux trouver, entre deux journées, pendant une pause, les transports, tous les points en rapport: lecture d'articles, de magazines, de livres, de blogs, de forums, de manuels, ... griffonne des bouts d'algos, des bouts d'archi., des idées, des possibilités de réalisation...
Regarde également du côté d'associations de passionnés, où rencontrer des semblables (et pourtant différents), comment participer. Balbutie dans ton coin, bâcle des protos projets, mais fais-le pour toi (et pour le Code, bien entendu). Regarde ce que tu peux faire pour/avec les autres. Marche (ne cours pas -- pas tout de suite ;-) !
Une possibilité: monte une vieille bécane comme serveur, installe-toi une forge, et avance à ton rythme. Un prof disait: "l'important est de toujours avancer, à son rythme, mais ne jamais s'arrêter!" Brouillone!
Et quand même pas d'accord sur un point: le code est peut-être le constituant de base du logiciel libre, ce n'est pas lui qui dira où/comment/quoi construire... Tu peut être un mauvais maçon et un très contre-maître. Ou un mauvais et un conseilleur de pierres hors-pair. Ou un mauvais et un bon architecte. Ou aussi un mauvais et un quand même un très bon tribun (etc.). Plus important que le code, les idées sous-jacentes à celui-ci, qui n'en devrait être que l'expression. Pour quoi veux-tu te battre, et donc te former/changer -- tout en ne te reniant pas?
[ma vie]
Perso: parcours universitaire en biologie, puis info, puis d'autres.
Langages: au début C/C++ (pas le choix pour le premier projet), puis Java (cours d'infos), et enfin Python (essai, puis adoption).
Projets: une nouvelle idée intéressante par mois (au moins), donc trop pour en mener un seul bien, au bout. Pas grave, on en lance d'autres...
[/ma vie]
# "[Oh, mon frère,] je sens la douleur à ton côté, jumelle de la mienn
Posté par fero14041 . En réponse au journal Lamentations ou les remords d'un geek. Évalué à 2.
Pourquoi nier ce désir, pourquoi renier cet appel? Ecrire du code est ta voie, et sa voix passe par toi.
Tu es bien mal en point, mon frère, mais tu possède tous les fermants nécessaires en toi, dans ton histoire et dans ton environnement pour atténuer cette douleur, calmer cette pulsion, assouvir cette soif... Et la communauté vers laquelle tu tends l'expression de tes sentiments est la réponse. Ton geste même la résume.
Oui, ton cas n'est pas isolé. Oui, d'autres individus ont des parcours chaotiques, faits de hauts et de bas. Aussi de peur, et d'échecs cumulés. (Coucou!) On parle trop de parcours réussis, d'individus brillants: n'y a-t-il de place que pour ceux-là? Il y a de la diversité dans les situations et les comportements, les idées et les projets.
Mes conseils (en dehors de se faire aider psycho-physiologiquement -- médicaments, psychothérapie -- et non, ce ne sont pas des termes grossiers!): lance-toi! Trouve un langage de prog. qui te convient, pas qui t'es imposé (par les autres, le marché, etc.). Créée, innove, essaye, note à propos de tes essais (sentiments, plus et moins, etc.).
Fais fructifier tous les temps que tu peux trouver, entre deux journées, pendant une pause, les transports, tous les points en rapport: lecture d'articles, de magazines, de livres, de blogs, de forums, de manuels, ... griffonne des bouts d'algos, des bouts d'archi., des idées, des possibilités de réalisation...
Regarde également du côté d'associations de passionnés, où rencontrer des semblables (et pourtant différents), comment participer. Balbutie dans ton coin, bâcle des protos projets, mais fais-le pour toi (et pour le Code, bien entendu). Regarde ce que tu peux faire pour/avec les autres. Marche (ne cours pas -- pas tout de suite ;-) !
Une possibilité: monte une vieille bécane comme serveur, installe-toi une forge, et avance à ton rythme. Un prof disait: "l'important est de toujours avancer, à son rythme, mais ne jamais s'arrêter!" Brouillone!
Et quand même pas d'accord sur un point: le code est peut-être le constituant de base du logiciel libre, ce n'est pas lui qui dira où/comment/quoi construire... Tu peut être un mauvais maçon et un très contre-maître. Ou un mauvais et un conseilleur de pierres hors-pair. Ou un mauvais et un bon architecte. Ou aussi un mauvais et un quand même un très bon tribun (etc.). Plus important que le code, les idées sous-jacentes à celui-ci, qui n'en devrait être que l'expression. Pour quoi veux-tu te battre, et donc te former/changer -- tout en ne te reniant pas?
[ma vie]
Perso: parcours universitaire en biologie, puis info, puis d'autres.
Langages: au début C/C++ (pas le choix pour le premier projet), puis Java (cours d'infos), et enfin Python (essai, puis adoption).
Projets: une nouvelle idée intéressante par mois (au moins), donc trop pour en mener un seul bien, au bout. Pas grave, on en lance d'autres...
[/ma vie]