• [^] # Re: Explication de narke

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Journal censuré ?. Évalué à 9.

    Aujourd'hui, ce sont les homophobes, les racistes et les sexistes qui s'estiment "politiquement incorrect". Forcément, il y a des lois pour condamner leurs propos (à juste titre d'ailleurs)...

    Non, ce n'est pas à juste titre. Lorsque des personnes ont une opinion débile on répond par des arguments intelligents.

    Ça me rappelle un type qui m'a dit : « les journaux en parlent pas parce que c'est interdit mais 99 % des gens en prison sont des noirs, bla bla bla ». D'une part je ne pouvais rien répondre parce que personne ne m'avait donné d'arguments pour répondre, d'autre part l'interdiction fait que certaines personnes imaginent une sorte de complot (une fraction de l'extrême droite est convaincue d'un grand complot juif).
    Si quelqu'un avait dit ça publiquement dans les médias, ils auraient pu avoir d'autres personnes qui répondent avec de vrais arguments, de vrais faits, et j'aurais eu les moyens d'argumenter.

    D'autre part on voit bien que l'extrême droite Française tient un double discours. Avec une apparence lisse et des idées derrières qui n'ont pas changé. Le fait d'interdire à Le Pen de déraper le rend plus respectable. Je me souviens de mon oncle qui me disait « je me sens proche de Le Pen au niveau de la sécurité toussa, mais je ne peux pas voter pour lui à cause de sa phrase sur le détail de l'histoire ».
    Au final on se retrouve avec des adversaires qui n'ont pas changé d'opinions, la diffusent en arrière plan mais on ne peut plus la combattre nettement vu qu'il n'y a plus de points d'accroche.

    Et donc actuellement on se retrouve avec des personnes qui luttent contre le sexisme, l'homophobie et le racisme. Médiatiquement on a l'impression qu'ils patinent dans le vide, qu'ils font de grandes causes pour pas grand chose et qu'ils exagèrent. Je suis sûr qu'on aurait moins cette impression s'ils avaient des adversaires clairs contre qui combattre au lieu d'avoir des gens, qui par définition, sont obligés de se cacher.