• [^] # Re: Tollons d'avance en ce beau jeudi de printemps

    Posté par . En réponse au journal Oui, Mariage. Évalué à -3.

    En effet, nous sommes pas des bêtes à manger du foin !

    J'ai en effet été un peu confus. Je voulais parler de la cause finale, au sens aristotélicien, de la raison d'être de la nécessité de manger ou de générer, c'est à dire en vue de quoi cela existe.

    Je ne suis pas philosophe, mais ici, je maintiens que le plaisir n'est pas "l'objectif" de la sexualité ou de la sustentation, mais quelque chose qui perfectionne l'acte

    Dans son encyclique Evangelium Vitae, Jean-Paul II rappelaitque "l’acte sponsal (~conjugal ) signifie non seulement l’amour, mais aussi sa fécondité potentielle ; il ne peut donc pas être privé de son sens plénier (...) L’acte sponsal qui serait privé de sa vérité parce que privé artificiellement de sa capacité de procréation cesserait aussi d’être un acte d’amour".

    St Thomas d'Aquin nous aidera mieux que moi à saisir cela :
    """Car si le plaisir n’est pas recherché comme la fin ultime, c’est plutôt la beauté morale [science de l'agir] de l’action qui exerce sur l’homme son attrait et qu’il se choisit pour fin ultime. Celle-ci, dans la mesure où il l’espère et où il s’en approche, lui procure la plus noble et la plus humaine des joies. (486)
    « Ainsi le plaisir de l’homme vertueux est inclus dans la fin dernière qu’il se donne. Il y est inclus, mais ne le constitue pas à lui seul ni même à titre principal » (488)

    Parce que quelqu’un agit toujours mieux lorsqu’il aime ce qu’il fait et qu’il y trouve du plaisir, il est clair que le plaisir est au service de la perfection de l’acte. « Il est bon et souhaitable d’éprouver du plaisir à bien agir moralement ». (489).
    « Si la plupart des hommes courent après les plaisirs du corps, c'est parce que les biens sensibles sont mieux connus et de plus de gens. Et aussi parce qu'ils ont besoin du plaisir comme remède à maintes douleurs et tristesses ; la plupart, ne pouvant atteindre aux joies de l’esprit, qui présupposent la vertu, doivent se rabattre sur les plaisirs sensibles. » (490). ""
    cf http://jesusmarie.free.fr/thomas_d_aquin.html


    +Pour la théologie du corps du bon vieux Karol, je dirais que c'est des lectures -ici pour ce qui concerne le sujet - assez concrètes parfois mystiques, qui apportent un autre regard/prisme/angle de vue de la manière de voire la sexualité et le rapport homme/femme : celui de Dieu et de ses propriétés et non celui de l'animal.
    http://news.catholique.org/1247-La-%C2%AB-theologie-du-corps(...)