Je ne sais pas s'il n'y a que toi que ça choque, mais en tous cas, de nombreuses personnes ont cherché à établir des notions de Dieu qui n'ont rien de paranormal et qui ne nécessitent pas de preuve, bien au contraire. Gardner était parfaitement conscient qu'on ne peut pas prouver l'existence ou l'inexistence de Dieu, mais estimait que postuler son existence est utile, à condition d'en faire une démarche personnelle de recherche du bonheur. Ceci s'oppose totalement à ce que pratiquent les religions organisées : il n'y a pas de recherche de communication avec Dieu, pas de devoirs qu'il imposerait à ses fidèles, pas d'endoctrinement, etc. Le résultat est qu'il y a autant de théismes que de théistes ; et, d'ailleurs, certains cas ne sont pas clairs du tout : par exemple, Spinoza était-il athéiste, théiste, panthéiste ?...
Ce qu'on peut en retenir est que tout réduire à « on ne peut pas le prouver, donc ça ne mérite pas mon attention », outre le problème du théorème d'incomplétude de Gödel, revient à se poser de grosses œillères. Pour ne faire qu'un pas timide, on peut au moins ajouter un petit brin d'utilitarisme : « c'est utile, donc c'est bon ». Sans trop forcer la dose, parce que sinon, ça devient vite déprimant. C'est suffisant pour prendre en compte des choses qui échappent à la notion de preuve ; par exemple : Gardner constate qu'il est bon pour lui de croire en Dieu, donc, malgré l'absence de preuve, il « s'autorise » à croire.
[^] # Re: Compatible ?
Posté par ɹǝıʌıʃO . En réponse au journal Martin Gardner (1914-2010). Évalué à 5.
Ce qu'on peut en retenir est que tout réduire à « on ne peut pas le prouver, donc ça ne mérite pas mon attention », outre le problème du théorème d'incomplétude de Gödel, revient à se poser de grosses œillères. Pour ne faire qu'un pas timide, on peut au moins ajouter un petit brin d'utilitarisme : « c'est utile, donc c'est bon ». Sans trop forcer la dose, parce que sinon, ça devient vite déprimant. C'est suffisant pour prendre en compte des choses qui échappent à la notion de preuve ; par exemple : Gardner constate qu'il est bon pour lui de croire en Dieu, donc, malgré l'absence de preuve, il « s'autorise » à croire.