Martin Gardner a lutté énergiquement contre toutes les foutaises paranormales et autres billevesées. Il se servait du raisonnement scientifique en général et des mathématiques en particulier (probabilités) pour expliquer beaucoup de phénomènes étonnants propres à impressionner les gens crédules.
C'est pour ça que je trouve fascinant ce qui m'est arrivé ce weekend.
Grand amateur de Lewis Carroll et de tout ce qui tourne autour d'Alice (cf ma collec : http://patrickguignot.free.fr/divers/carroll.html ) j'avais commandé il y a quelques semaines le fameux livre de Martin Gardner "The Annotated Alice".
Cette véritable bible était arrivée vendredi à mon bureau de poste et j'ai entrepris sa lecture durant la journée de samedi, le 22 mai.
Et là qu'est-ce que j'apprends ? Martin Gardner est mort samedi 22 !!!!
Des années que j'entendais parler de ce bouquin et que je me disais qu'il faudrait l'acheter un jour. Je connaissais ses articles scientifiques mais le "Annotated Alice" c'était le tout premier livre de lui que je lisais...et l'auteur meurt le jour même ou je commence enfin ma lecture !
Ai-je des pouvoirs maléfiques de meurtre à distance ? Est-ce qu'il y avait une connexion spirituelle particulière entre Gardner et moi (outre notre amour commun pour Alice) ?
Le truc c'est qu'il faut prendre du recul sur ce genre de raisonnement. C'est comme quand quelqu'un vous dit qu'il a pensé, pour la première fois depuis des années, a une personne qu'il connaît et que cette personne est justement morte le jour même.
C'est ce qu'on appelle le "biais de confirmation": http://www.sceptiques.qc.ca/dictionnaire/confirmbias.html
On retient facilement de telles coïncidences parce qu'elles nous frappent par leur improbabilité...mais on oublie de tenir compte des innombrables fois ou on a pensé à quelqu'un sans que rien n'arrive.
Combien de livres est-ce que j'ai lu sans que l'auteur ne meure le jour même ? Combien de fois avez-vous pensé à quelqu'un que vous connaissez sans qu'il ne lui arrive rien de facheux ?
Si on tient compte de ça, évidemment ma coïncidence de samedi perd beaucoup de son mystère. C'est un pur et simple hasard qui, mathématiquement, n'a rien de remarquable.
Mais ce jour restera gravé dans ma mémoire.
Après tous ses articles décortiquant les débilités des diverses pseudosciences et soulignant la nécessité d'un esprit critique et rationnel, sa mort aura été, pour moi, rien que pour moi, une illustration de son combat.
# Coïncidences
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse au journal Martin Gardner (1914-2010). Évalué à 10.
C'est pour ça que je trouve fascinant ce qui m'est arrivé ce weekend.
Grand amateur de Lewis Carroll et de tout ce qui tourne autour d'Alice (cf ma collec : http://patrickguignot.free.fr/divers/carroll.html ) j'avais commandé il y a quelques semaines le fameux livre de Martin Gardner "The Annotated Alice".
Cette véritable bible était arrivée vendredi à mon bureau de poste et j'ai entrepris sa lecture durant la journée de samedi, le 22 mai.
Et là qu'est-ce que j'apprends ? Martin Gardner est mort samedi 22 !!!!
Des années que j'entendais parler de ce bouquin et que je me disais qu'il faudrait l'acheter un jour. Je connaissais ses articles scientifiques mais le "Annotated Alice" c'était le tout premier livre de lui que je lisais...et l'auteur meurt le jour même ou je commence enfin ma lecture !
Ai-je des pouvoirs maléfiques de meurtre à distance ? Est-ce qu'il y avait une connexion spirituelle particulière entre Gardner et moi (outre notre amour commun pour Alice) ?
Le truc c'est qu'il faut prendre du recul sur ce genre de raisonnement. C'est comme quand quelqu'un vous dit qu'il a pensé, pour la première fois depuis des années, a une personne qu'il connaît et que cette personne est justement morte le jour même.
C'est ce qu'on appelle le "biais de confirmation": http://www.sceptiques.qc.ca/dictionnaire/confirmbias.html
On retient facilement de telles coïncidences parce qu'elles nous frappent par leur improbabilité...mais on oublie de tenir compte des innombrables fois ou on a pensé à quelqu'un sans que rien n'arrive.
Combien de livres est-ce que j'ai lu sans que l'auteur ne meure le jour même ? Combien de fois avez-vous pensé à quelqu'un que vous connaissez sans qu'il ne lui arrive rien de facheux ?
Si on tient compte de ça, évidemment ma coïncidence de samedi perd beaucoup de son mystère. C'est un pur et simple hasard qui, mathématiquement, n'a rien de remarquable.
Mais ce jour restera gravé dans ma mémoire.
Après tous ses articles décortiquant les débilités des diverses pseudosciences et soulignant la nécessité d'un esprit critique et rationnel, sa mort aura été, pour moi, rien que pour moi, une illustration de son combat.