• [^] # Re: Contre courant

    Posté par . En réponse au journal [CINÉMA] Solutions locales pour un désordre global. Évalué à 3.

    > si tu n'aimes pas les pucerons, mets des coccinelles.

    Attention avec la lutte intégrée, il y a des variétés qui proviennent d'autres pays et qui tuent les espèces indigènes, par exemple la Coccinelle_asiatique.

    J'étais dans un village où il y avait des lézards chapardeurs, ils arrachaient tous les fruits quand ils étaient à la taille de leur gueule, fraises, petites courgettes... Ils ne les mangeaient même pas, ils faisaient des tas qu'ils laissaient. Un des éleveur bio avait trouvé une parade, ses chats. Pour les blaireaux qui s'attaquaient à des fruits plus gros, le chien.

    Les poules peuvent aussi être utilisées pour nettoyer un jardin fraîchement retourné. Les lombrics reviendrons, les nuisibles (vers fil de fer et autres) mettront plus de temps à s'en remettre. J'ai déjà vu des poules dans des vignes, c'est rigolo.

    On peut aussi pactiser avec l'ennemi, par exemple avec les limaces en leur offrant une rangée d'œillets afin de les détourner des salades.

    Le jardin doit aussi comporter des abris de petites ou moyennes tailles afin de favoriser la vie, donc la prédation. Une fois qu'une vie s'instaure, les cultures ne sont plus le principal intérêt des nuisible ; ils doivent aussi sauver leur peau face à leurs prédateurs.

    Un jardin doit être un endroit de vie. Il m'est déjà arrivé de passer des heures à regarder des fourmis faire de l'élevage de pucerons.

    The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein