• [^] # Re: Les agriculteurs

    Posté par . En réponse au journal [CINÉMA] Solutions locales pour un désordre global. Évalué à 4.

    Je ne vois pas en quoi un organisme polyploïde et donc contenant n fois le même matériel génétique est un organisme génétiquement modifié, tankey. Le fait que la présence du matériel nucléotidique en n exemplaires identiques n'a pas de répercussion sur les gènes exprimés (du moins je crois) mais a une répercussion sur l'expression des protéines et donc de la matière sèche et donc du rendement (ce que le paysan recherche depuis la nuit des temps)

    Il n'y a pas d'apport exogène de gène et donc de fonctions dans ce procédé, on met en exergue la capacité des cellules végétales à se comporter en usine biochimique, un processus énergétique couteux mais que la plante pourvoit avec un autre équipement cellulaire: les chloroplastes, leur capacité à fournir de l'NRJ est dictée par la particularité qu'ont certaine enzymes a pouvoir incorporer du matériel que des hétérotrophes comme nous en sont incapables ! (je pense à l'enzyme impliqué dans la photolyse de l'eau,mais aussi la ribulosebiphosphate carboxylase, la phosphoénolpyruvatecarboxylase...)

    La polyploïdie comme tu l'évoque a la particularite de fabriquer des mutants (en intervenant sur les phases de la division cellulaire), ce mutant n'a pas forcément des caractères morphologiques anormaux et surtout ne possède pas de génotype altéré

    Le problème des mutants vient des génômes recombinant pour des gènes que l'on veut voir apparaître, des gènes séquencés que l'on "raboute" à un équipement en ADN que l'on veut améliorer (par soucis de rendement, résistance à une maladie, à un herbicide)

    Le problème chronique lorsqu'on touche aux gènes des plantes (ou d'autre animaux, la drosophile a eu la palme en matière de dissémination génétique, cf transposon) c'est qu'on ne sait jamais assez bien ce que le gène artificiel va devenir, les plantes ont la faculté à polléniser c-a-d à incorporer des morceaux de leur ADN dans des chromosomes sexuels, le tout encapsulé dans une protéine particulièrement élaboré (la sporopollenine), parfaitement adapté à la prolifération par le vent (jusqu'à 80km), dans le but de réaliser la reproduction sexuée (grossièrement une fusion de gène)

    Il est vraisemblable de s'interroger sur la main-mise que peut avoir l'homme sur des gèns exogènes, la biologie des populations et la capacité des espèces à être interfécondes entre elles.

    Je vais montrer une attention marquée pour kokopelli, tankey, merci pour la suggestion

    envoyé depuis mon clavier bépo