Un supermarché a besoin d'une certaine masse de clients pour être rentable, on ne peut donc pas en faire tous les kilomètres.
Vu la quantité de Grandes surfaces qui se développent depuis des années, j'ai l'impression que le filon de clients est une source intarissable !
A noter que peu après l'élection présidentielle de 2007, la loi LME a grandement supprimé les différents freins à l'implantation des grandes surfaces par rapport aux règles de l'urbanisme et de la concurrence. Du coup, les projets fleurissent... Et vu la qualité de décisionnel de nos grands distributeurs je suis prêt à parier qu'ils le font dans le respect d'une certaine rentabilité.
En ce qui concerne les courses, effectivement, devoir acheter à plein d'endroits différents peut sembler être compliqué et faire perdre du temps. D'une manière générale, la grande distrib fait tout pour nous faciliter la vie. La solution de facilité semble donc de devoir y recourir. Mais le parallèle est le même que pour le logiciel non libre (privateur): ces logiciels existent déjà, tout est fait pour qu'ils soient facile d'utilisation (enfin, c'est leurs arguments) et les alternatives demandent de passer du temps (à coder, à expliquer, à expérimenter, à galérer parfois).
Mais en prenant conscience de ce problème, on peut arriver à s'organiser en interne pour diversifier ses lieux d'approvisionnement. Quelques exemples:
- Bien gérer sa liste de course (un peu à la TODO liste) pour ne rien oublier.
- Prendre du temps pour distinguer ce qui est vraiment important des achats réflexes.
- Bien repérer les centres d'opérations pour évaluer ceux qui sont dignes d'intérêts et quels sont les moyens efficaces d'y accéder (le marché du coin, la coop, les agriculteurs qui vendent en direct)
- S'organiser pour aller moins souvent faire ses courses...
- ... ce qui a forcément une influence sur la manière de cuisiner et de gérer le stock
D'une manière générale, ce processus permet de (re)prendre en main la manière dont on consomme. C'est important de prendre du temps pour bien poser les problèmes: qu'est-ce-que j'achète, combien ça me coûte, qu'est-ce-qui est important, est-ce-qu'il y a des produits qui me vont mieux que d'autres, quelles sont mes règles d'achats, quels sont les produits que je veux pousser pour des raisons éthiques ou personnelles et pourquoi, etc...
Effectivement, ça prend du temps, c'est prise de tête (c'est compliqué comme les travaux selon EDF Bleu Ciel) mais cette étape est essentielle pour éviter d'être un simple robot qui évolue sur la voie qu'on a programmée pour lui et qui, pour un oui ou pour un non prend sa caisse (ou sa meule) pour aller au centre commercial qu'il connaît parce qu'il lui manque une plaquette de beurre, le tout sans se poser de questions en se disant que c'est chouette le progrès ;-)
[^] # Re: Au maïs et à la patate
Posté par Médéric RIBREUX (site web personnel) . En réponse au journal Mass reduction. Évalué à 5.
Vu la quantité de Grandes surfaces qui se développent depuis des années, j'ai l'impression que le filon de clients est une source intarissable !
A noter que peu après l'élection présidentielle de 2007, la loi LME a grandement supprimé les différents freins à l'implantation des grandes surfaces par rapport aux règles de l'urbanisme et de la concurrence. Du coup, les projets fleurissent... Et vu la qualité de décisionnel de nos grands distributeurs je suis prêt à parier qu'ils le font dans le respect d'une certaine rentabilité.
En ce qui concerne les courses, effectivement, devoir acheter à plein d'endroits différents peut sembler être compliqué et faire perdre du temps. D'une manière générale, la grande distrib fait tout pour nous faciliter la vie. La solution de facilité semble donc de devoir y recourir. Mais le parallèle est le même que pour le logiciel non libre (privateur): ces logiciels existent déjà, tout est fait pour qu'ils soient facile d'utilisation (enfin, c'est leurs arguments) et les alternatives demandent de passer du temps (à coder, à expliquer, à expérimenter, à galérer parfois).
Mais en prenant conscience de ce problème, on peut arriver à s'organiser en interne pour diversifier ses lieux d'approvisionnement. Quelques exemples:
- Bien gérer sa liste de course (un peu à la TODO liste) pour ne rien oublier.
- Prendre du temps pour distinguer ce qui est vraiment important des achats réflexes.
- Bien repérer les centres d'opérations pour évaluer ceux qui sont dignes d'intérêts et quels sont les moyens efficaces d'y accéder (le marché du coin, la coop, les agriculteurs qui vendent en direct)
- S'organiser pour aller moins souvent faire ses courses...
- ... ce qui a forcément une influence sur la manière de cuisiner et de gérer le stock
D'une manière générale, ce processus permet de (re)prendre en main la manière dont on consomme. C'est important de prendre du temps pour bien poser les problèmes: qu'est-ce-que j'achète, combien ça me coûte, qu'est-ce-qui est important, est-ce-qu'il y a des produits qui me vont mieux que d'autres, quelles sont mes règles d'achats, quels sont les produits que je veux pousser pour des raisons éthiques ou personnelles et pourquoi, etc...
Effectivement, ça prend du temps, c'est prise de tête (c'est compliqué comme les travaux selon EDF Bleu Ciel) mais cette étape est essentielle pour éviter d'être un simple robot qui évolue sur la voie qu'on a programmée pour lui et qui, pour un oui ou pour un non prend sa caisse (ou sa meule) pour aller au centre commercial qu'il connaît parce qu'il lui manque une plaquette de beurre, le tout sans se poser de questions en se disant que c'est chouette le progrès ;-)
C'est vrai défi !